KOSOVO / Journée des personnes disparues - Day of the missing persons
27 AVRIL LA JOURNEE DES PERSONNES DISPARUES DU KOSOVO
Le 27 avril 1999 marque la journée la plus tragique dans l’histoire récente de la nation albanaise.
Suivant la demande de l’Association des Organisations qui travaillent à la clarification du sort des personnes disparues, le Parlement du Kosovo a adopté la décision que le 27 avril soit désigné comme Journée Nationale des Personnes Disparues de la République du Kosovo.
Ce jour là dans le village de MEJE, à proximité de la ville de Gjakova, 376 hommes et jeunes gens ont été tués et massacrés par l’armée serbe, la police et les troupes paramilitaires. Ce jour là et à cet endroit, des hommes, des personnes âgées et de jeunes gens ont été séparés de leurs femmes, de leurs mères et de leurs enfants puis ont été massacrés et tués, et transportés en Serbie afin que la trace du crime commis soit perdue. Ils ont ensuite été enterrés dans un champ d’entrainement de la police secrète serbe à un endroit appelé Batajnica à côté de Belgrade. Plusieurs années plus tard, les restes de 353 personnes ont été transportés de Batajnica afin d’être inhumés dans un cimetière du village de MEJE. Il reste encore 23 personnes disparues quelque part en Serbie alors qu’il reste encore 1862 personnes disparues au Kosovo.
Aujourd’hui, à MEJE, le Député Premier Ministre du gouvernement du Kosovo, différents Ministres, des représentants d’Ambassades, d’organisations internationales travaillant sur les personnes disparues, des représentants des communautés religieuses, des membres de familles de personnes disparues au Kosovo ainsi qu’un grand nombre de citoyens se sont rassemblés afin de commémorer cet événement.
Lors du discours du Député Premier Ministre du Gouvernement du Kosovo ainsi que lors des allocutions des représentants de familles de personnes disparus et d’autres organisations qui ont participé à la commémoration du massacre commis par les militaires serbes, la police et les forces paramilitaires il y a 11 ans, un appel à l’établissement du sort des personnes disparues a été lancé.
Des travaux pour la mise sur pied d’un mémorial pour les victimes civiles ont débuté en cette journée de la commémoration des personnes disparues au Kosovo.
Après le massacre de Srebrenica en Bosnie ce massacre est celui qui a fait le plus grand nombre de victimes en une seule journée dans la République du Kosovo ces dernières années.
Avril 2010, l’Association des Personnes Disparues de “Shpresimi” Suharekë
Halit Berisha
Email: halitberisha@hotmail.com
27 APRIL THE DAY OF MISSING PERSONS OF KOSOVO
27 April 1999, marks the most tragic day in the recent history of the Albanian
nation.
Upon the request of the Association of Organizations that deal with identifying the fate of missing persons the Parliament of Kosova adopted the decision that 27 April is marked as the National Day of Missing Persons in the Republic of Kosova.
Exactly on this day in the village of MEJE, vicinity of Gjakova town, 376 men and young people have been killed and massacred by the Serbian army, police and paramilitary troops. On this day and on this location men, older people and young men have been separated from their wives, mothers and children later massacred and killed, then transported to Serbia proper in order to loose track of the crimes committed. They were buried in the training field of the Serbian secret police at the place called Batajnica near Belgrade. Several years after that some mortal remains of 353 persons were brought back from Batajnica and buried in a common cemetery in the village of MEJE. There are still 23 missing persons somewhere in Serbia while in total there are 1862 still missing person in Kosova.
Today on this place (MEJE) and time the Deputy-Prime Minister of Kosova Government, different Ministers, representatives of diplomatic offices, representatives of International Organizations that deal with missing persons fate, representatives of religious communities, family members of missing persons Kosova wide and a big number of citizens gathered to commemorate this event.
On the speech of Deputy-Prime Minister of the Government of Kosova as well as on the speeches of representatives of families of missing persons and other organizations who joined this commemoration of the massacre committed by the Serbian military, police and paramilitary forces 11 years ago an appeal to identify the fate of other missing persons was issued.
Works for erection of a memorial for civil victims started in MEJE village on the day of commemoration of missing persons of Kosova.
After the massacre in Srebrenica in Bosnia, this is a massacre with the largest number of victims during one day in the Republic of Kosovo these last years.
April 2010, The Association of Missing Persons “Shpresimi” Suharekë
Halit Berisha
Email: halitberisha@hotmail.com
KOSOVO : Déclaration quant au massacre perpétré sur la famille Berisha
ASSOCIATION « SHPREIMI »
Déclaration quant au massacre perpétré sur la famille Berisha à Therandë (Suharekë) le 26 mars 1999
La date du 26 mars 1999 restera toujours un cauchemar pour les habitants de Therandë, pour toute la population du Kosovo mais aussi pour la communauté internationale.
Ce jour-là, les militaires, les paramilitaires, la police ainsi que des Serbes locaux ont commis un massacre inimaginable et atroce sur la famille Berisha.
Nous commémorons ce jour, qui rappelle cette tragédie dont a été victime cette famille le 26 mars 1999. Ce sont 49 personnes qui ont été massacrées par des barbares. Ces criminels ont perpétré ces massacres sans faire de distinction : la victime la plus âgée est une mère de famille, Hatixhe qui avait 99 ans mais d’autres personnes ont aussi été massacrées, Eroni petit enfant, un an et Liria, jeune mariée et enceinte de 9 mois.
Le 26 mars 1999, la ville de Therandë était occupée entièrement par la police, les militaires, les paramilitaires et des Serbes locaux qui portaient tous des uniformes. Les mouvements dans la ville échappaient à tout contrôle, et nous qui étions témoins de ces mouvements, nous prenions conscience qu’il allait se passer quelque chose de terrible sur la ville de Therandë.
A midi en pleine journée, ces forces armées ont commencé à sortir les familles de leurs maisons par la violence et cela, pour la simple raison que ces personnes étaient toutes des Albanais. A ce moment, près de l’entrée de la maison et devant toutes les autres personnes qui seront tuées plus tard à la pizzeria « Calabria », six personnes furent exécutées sur le champ : Sedat, Bujar, Nexhat, Faton, Havë et fatima. Une partie des personnes ont été conduites vers le Centre artisanal, rue du Centre, devant l’entrée des locaux et les criminels ont commencé à tirer avec leur arme à feu. Même après la guerre, ces rues portaient encore des tâches de sang. Les autres personnes ont été enfermés à l’intérieur de la pizzeria « Calabria » mais le local était trop petit pour enfermer toutes ces femmes, ces vieillards, ces enfants et ces hommes. Tout d’abord, ils ont commencé à y jeter des grenades à la main puis ils ont tiré à l’arme automatique. Les cris, les hurlements, les appels au secours ont été terrorisants car il n’y avait malheureusement personne pour leur venir en aide ! Et peu de temps après, les forces criminelles, désorientées dans leurs crimes, sont entrées dans le local pour contrôler s’il ne restait pas encore des personnes en vie. Les survivants, demandant de l’aide, voyaient devant eux leurs proches tués, et pour la deuxième fois, ils apercevaient la mort en direct. Et à leur tour, ils furent exécutés un par un à l’arme automatique. Jashar Berisha qui travaillait lui à la pompe à essence « INA » a pu assister de tout près à ce massacre. Et la Police locale étant tout à fait consciente que Jashar était un membre proche de la famille et qu’il allait certainement rapporter ce à quoi il avait assisté, il fut arrêté et quelques minutes plus tard exécuté à son tour à coup de rafales automatiques en plein centre de Therandë.
Au total, ce sont donc 49 personnes qui ont été tuées, appartenant à la famille Berisha, dont vingt d’entre eux sont âgés de un an jusqu’à dix huit ans.
La deuxième étape de cette tragédie débuta ensuite lorsque les criminels embarquèrent tous ces cadavres dans un camion pour les conduire au Quartier militaire de Lubizhdë près de Prizren. Parmi elles, se trouvaient deux personnes couchées comme mortes mais encore en vie : il s’agissait de deux femmes, Shyhretja et Vjollca, avec son fils Gramoz. Et, d’après elles, il y avait encore un jeune garçon en vie âgé de 4-5 ans. Pendant leur trajet vers Prizren, ces dernières communiquèrent entre elles pour se décider à sauter du camion au village de Malësia e Re. Ce sont ces trois personnes qui ont pu échapper à ce massacre. Les autres cadavres ont été enfouis au Quartier militaire du village de Lubizhdë.
Craignant l’entrée des forces de l’OTAN au Kosovo, c’est aux environs de minuit en date du 4 et 5 avril 1999 que les cadavres ont été déterrés pour être transportés dans un camion frigorifique en direction de la Serbie. Cela dans le seul but de cacher ces atrocités et ces cadavres. Le camion a été jeté dans le fleuve du Danube, mais comme le camion revint à la surface, ils ont décidé de les enterrer dans une fosse commune à Batajnice, près de Belgrade au Quartier de la police secrète Serbe. C’est ainsi que les militaires, les paramilitaires et les Serbes locaux ont essayé de cacher les crimes commis.
Les rescapés du massacre déclarent :
SHYHRETE BERISHA: « Je voyais de mes propres yeux mon fils en train de mourir, assoiffé…..il mourut……les yeux ouverts ! J’ai réunis toutes mes forces pour lui refermer les yeux et la bouche car je savais qu’il demandait à boire……..ou bien pour exprimer quelque chose ».
VJOLLCA BERISHA: Je disais à mon fils : « Mozi et si nous sautions nous aussi du camion, comme Shyhrete vient de le faire ». J’attachai Mozi (mon fils) blessé à l’aide de son pull sur moi, et nous sautâmes du camion sans nous faire prendre !
Un an après la guerre, les cadavres ont été déterrés de la fosse commune de Batajnice et les tests ADN ont pu débuter afin d’identifier les victimes. Quatorze personnes ont été identifiées et ont quitté le territoire serbe de 2005 à 2006. Malheureusement, nous n’avons pas d’autres informations pour les autres, et ils restent par conséquent disparues. Nous, les familles, vivons encore dans la tristesse et l’anxiété tant que l’on n’aura pas appris la vérité sur eux.
Afin d’élucider la vérité sur cette tragédie quant aux personnes disparues, c’est le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) qui a mis en place une équipe spéciale pour permettre le dialogue entre Pristina et Belgrade. Mais malheureusement, et jusqu’au jour d’aujourd’hui, cette mission n’a pas de succès.
Nous, les membres de la famille, nous ne demandons pas plus que le retour de ces cadavres, leur identification, de façon à ce que nos cœurs trouvent un moindre apaisement. Nous demandons aussi la condamnation ferme de ces criminels, non seulement pour nous tranquilliser, mais pour que justice soit rendue comme il se doit.
C’est ce que nous demandons fermement à la communauté internationale, que d’arrêter et de punir ces criminels et non qu’ils soient laissés en liberté.
La communauté internationale ne peut rester indifférente par rapport à ce crime commis.
Nous demandons que justice soit faite !
Mars 2010
L’ASSOCIATION « SHPREIMI » à Therandë
Halit Berisha
E-mail : halitberisha@hotmail.com
ALGERIE : La recherche de vérité n'est impossible que pour ceux qui la craignent
Conférence sur les disparitions forcées, 17 mars 2010, Genève
ALRC, AFAD, APDH, et la FEMED, en coopération avec FEDEFAM, NVI, PHILRIGHTS, et INFID vous invitent à un Forum Public sur :
Le phénomène global des disparitions forcées et l'entrée en vigueur de la Convention Internationale pour la Protection de toutes les Personnes contre les Disparitions Forcées.
Mercredi 17 mars 2010, 15:00 à 17:00.
Salle XXVII, Palais des Nations.
PROGRAMME
15:00-15:10 : Mot de bienvenue, M. Jeremy J. Sarkin, Président-Rapporteur, Groupe de travail sur les Disparitions Forcées ou Involontaires des Nations Unies.
15:10-16:00 : Témoignages d'experts et de représentants de familles de disparus.
- "Buried Evidence", un rapport sur les charniers au Cachemire - Dr. Angana Chatterji, Tribunal international des peuples sur les droits de l'homme et la justice au Cachemire et Professeur, California Institute of Integral Studies, San Francisco, Etats-Unis.
- Le cas de Maina Sunwar, Népal - Mme Devi Sunwar, Mère de Maina Sunwar et M. Govinda Bandi.
- Les disparitions forcées en Thaïlande - Mme Angkhana Neelapaijit, Présidente, Fondation Justice pour la Paix et Mme Somchai Neelapaijit, Femme d'un avocat disparu et travaillant sur les droits de l'homme
- Les disparitions forcées aux Philippines - Mme Mary Aileen Diez-Bacalso, Secrétaire-Générale, AFAD
- Les disparitions forcées en Amérique Latine - Mme Jenny Bettancourt, FEDEFAM
- Les disparitions forcées en Argentine - Mme Victoria Pais Demarco, APDH
- Les disparitions forcées dans la région Euro-Med - M. Wadih Al-Asmar, FEMED
- La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées - Dr. Gabriella
Citroni, Professeur, Université de Milano-Bicocca, Italie et Conseillère juridique, FEDEFAM.
16:00-16:40 : Réponses des Gouvernements d'Argentine et de France
16:40-16:50 : Forum de discussions
16:50-17:00 : Mot de clôture, M. Michael Antony, ALRC
The Global Phenomenon of Enforced Disappearances and the Entry Into Force of the International Convention for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance.
Wednesday, 17 March 2010, 3:00 p.m. – 5:00 p.m.
United Nations Office at Geneva, Room XXVII, Palais des Nations
PROGRAM
3.00 – 3.10: Welcome Remarks, Mr. Jeremy J. Sarkin, Chairperson, UN Working Group on Enforced or
Involuntary Disappearances
3.10 – 4.00: Testimonies of Experts and Family Representatives of the Disappeared
♦ Buried Evidence, A Report on Mass Graves in Kashmir – Dr. Angana Chatterji, Coconvener,
International People’s Tribunal on Human Rights and Justice in Kashmir and
Professor, California Institute of Integral Studies, San Francisco, United States
♦ The Case of Maina Sunwar, Nepal – Mrs. Devi Sunwar, Mother of Maina Sunwar, and Mr.
Govinda Bandi
♦ Enforced Disappearances in Thailand – Ms. Angkhana Neelapaijit, Chairperson, Justice for
Peace Foundation and Mrs. Somchai Neelapaijit, Wife of Disappeared Human Rights Lawyer
♦ Enforced Disappearances in the Philippines – Ms. Mary Aileen Diez-Bacalso, Secretary-
General, AFAD
♦ Enforced Disappearances in Latin America – Ms. Jenny Bettancourt, FEDEFAM
♦ Enforced Disappearances in Argentina – Ms. Victoria Pais Demarco, APDH
♦ Enforced Disappearances in the Euromediterranean – Mr. Wadih Al-Asmar, FEMED
♦ Convention for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance – Dr. Gabriella
Citroni, Professor, University of Milano-Bicocca, Italy and Legal Adviser, FEDEFAM
4.00 – 4.40: Responses from Governments of Argentina and France
4.40 – 4.50: Open Forum
4.50 – 5.00: Closing Remarks, Mr. Michael Anthony, ALRC
ALGERIE : Insultes contre les familles de disparus lors du rassemblement...
Journée internationale des droits de la femme : les familles de disparus ont eu droit aux insultes plutôt qu’au respect de leurs droits
Le matin du 8 mars 2010, à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, les grands-mères, mères, épouses, filles, sœurs accompagnées des pères et frères de personnes disparues ont tenté, en vain, de se rassembler calmement devant le ministère de la Justice à Alger. Ces mères, à l’image de nombreuses mères à travers le monde, se battent chaque jour, chaque heure, pour que leur cause soit entendue, que justice soit faite et qu’une société différente, exempte d’injustices et d’impunité, voit le jour.
Ce lundi, malgré une pluie diluvienne, ces mères sont venues nombreuses dans l’espoir de faire entendre leurs revendications de vérité et de justice au ministre de la Justice. Très rapidement toutefois, les forces de l’ordre ont fait irruption pour les en empêcher. Encerclées par un important dispositif de sécurité, les familles ont été malmenées et injuriées, certaines ont été violemment repoussées vers la place Bir Hakeim, d’autres brutalement dispersées à travers les rues. Suite à quoi, sous prétexte de « troubles sur la voie publique », un parent de disparu a été embarqué par la police et conduit ipso facto au commissariat. Il a été relâché par la suite. Cette incursion et les actes violents qui s’en suivirent seraient dus, selon les familles, au passage inattendu du Président Bouteflika.
Le CFDA et SOS Disparus ont déploré que cette journée internationale dédiée aux respects des droits de la femme, soit la cible d’une nouvelle tentative de mettre à mal l’action des familles de disparus en bafouant leurs droits les plus fondamentaux.
Alger, le 9 mars 2010
Yous Fatima
Présidente Sos disparus
Les disparitions forcées ne sont pas une pratique du passé, selon des experts
Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21322&Cr=Disparitions&Cr1=
26 février 2010 – A l'occasion du trentième anniversaire de la création du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires, son Président, Jeremy Sarkin, a souligné vendredi que les disparitions forcées restaient l'une des pires violations des droits de l'homme jamais perpétrées.
«Bien que beaucoup de gens pense que c'est une pratique qui appartient au passé, elle est devenue un problème mondial qui touche tous les continents du monde », a prévenu M. Sarkin dans un communiqué publié à Genève.
« Autrefois principalement perpétrée par des dictatures militaires, les disparitions forcées sont aujourd'hui une réalité dans des situations complexes de conflit interne, notamment comme moyen de répression des opposants politiques », a-t-il expliqué.
L'expert en droits de l'homme s'est déclaré particulièrement préoccupé par l'impunité généralisée qui continue concernant nombre de disparitions forcées. Il a également attiré l'attention sur le harcèlement constant des défenseurs des droits de l'homme, des proches des victimes, des témoins et des avocats qui s'occupent de certains cas.
M. Sarkin a indiqué que depuis sa création le 29 février 1980, le Groupe de travail avait traité plus de 50.000 cas dans plus de 80 pays. Toutefois, les disparitions forcées sont encore gravement sous-estimées en raison d'un manque de connaissance et d'accès au système international des droits de l'homme et des obstacles et entraves pour les familles des victimes qui cherchent à obtenir réparation pour ce crime horrible.
Le Groupe de travail invite instamment les États à «prendre toutes les mesures possibles pour prévenir et éradiquer cette pratique odieuse et traduire en justice tous ceux qui sont soupçonnés d'être responsables du crime de disparitions forcées».
Le groupe d'experts des droits de l'homme invite également les États à « s'abstenir de tout acte d'intimidation ou de représailles contre les personnes qui contribuent à l'élimination des disparitions forcées, et à lutter contre l'impunité ».
«Les Nations Unies pourraient également remplir leur rôle en adoptant le 30 août comme Journée internationale des disparus », a dit M. Sarkin
Le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a été créé par
Outre Jeremy Sarkin, expert sud-africain, le Groupe est composé du mexicain Santiago Corcuera, du croate Darko Göttlicher, du français Olivier de Frouville et du libanais Osman El –Hajjé.
ALGERIE : Violées par les intégristes, abandonnées par l’état
Source : http://www.elwatan.com/Femmes-victimes-du-terrorisme,153213
Des milliers de jeunes filles victimes de la barbarie intégriste et de l’omerta : Violées par les intégristes, abandonnées par l’état
Officiellement, les femmes violées n’existent pas, L’état ne les a pas reconnues comme étant des victimes du terrorisme.
Tous les jours. Pendant plus d’un mois. Le viol collectif n’est d’ailleurs pas la seule atrocité que ses agresseurs lui feront subir. Régulièrement battue jusqu’au sang, elle se verra assener un coup de hache à la tête, qui ne l’acheva pas, mais lui laissa une cicatrice qui court de part et d’autre de son crâne. Quand elle est retrouvée par des militaires, elle est plus morte que vive. Mais son calvaire était loin de prendre fin, tant les stigmates de cette épreuve sont insurmontables, et tant la société et l’Etat sont impitoyables à son égard. Voire même indifférents au calvaire enduré et à ses souffrances. L’histoire de M. n’est évidemment pas « un cas isolé ».
Comme elle, ce sont des milliers de femmes et jeunes filles, parfois même mineures et à peine pubères, à avoir été violées par les terroristes. Parfois enlevées lors de descentes punitives dans les villages, elles ont été gardées captives durant des mois, des années même dans les campements. Certaines ont été agressées chez elles, lors d’incursions, sous le regard de leur père, de leur mère, de leur mari, et parfois même de leurs enfants, avant d’être tuées dans certains cas. Plus nombreuses qu’il n’est dit… Combien sont-elles au juste ? Personne ne peut le délimiter avec précision. Seules des approximations existent. 3000 ; 6000 ; 8000 ? A l’époque, et même aujourd’hui, établir une liste exhaustive de ces victimes relève de l’impossible. Et les collectifs qui ont tenté de recouper de telles données se sont heurtés à plusieurs écueils.
Tout le monde s’accorde toutefois à dire que la réalité dépasse ce qu’il est avancé. « Rares sont celles qui s’en sont sorties vivantes. Et encore plus rares celles qui, rescapées, en ont parlé et ont été "identifiées " comme telles »", assure Mme Cherrifa Kheddar, présidente de l’association Djazairouna des familles victimes du terrorisme et de défense des droits des femmes. « Ce sont des familles entières qui ont été décimées dans les zones isolées. Dès lors, impossible de dresser des bilans. De même, elles sont des centaines à avoir disparu sans laisser de traces, et nul ne sait ce qu’il est advenu d’elles », explique, quant à elle, Mme Hanifa Benghanem, directrice du Centre national algérien des femmes victimes de violence et en situation de détresse (CNAFVVSD), sis à Bou Ismaïl. « Par exemple, continue-t-elle, il y a quelques temps, une dame d’un certain âge est venue me trouver. Elle était en possession de photos de deux jeunes filles, ses filles. Elles avaient été enlevées par les terroristes, et les autorités lui avaient assuré qu’elles avaient été recueillies dans un centre. Hélas, cette mère a eu beau frapper à toutes les portes, et ce, des années durant, nulle trace de ses filles. »
Cette histoire traduit bien le flou qui entoure cette période sanglante. Mais elle révèle aussi et surtout, un Etat qui n’a pas su, pu, ou voulu, s’occuper de ces victimes. Et encore moins les prendre en charge et les reconnaître.
Violées mais pas victimes
Car, officiellement, ces femmes n’existent pas. L’Etat ne les a pas reconnues comme étant des victimes du terrorisme. Et il ne les reconnaît toujours pas. On a refusé de leur accorder un statut, et par là-même, une indemnisation. Une femme enlevée, violée, battue par des terroristes, n’est pas considérée en Algérie comme une victime de guerre. « Certaines ont même dû monter un dossier les présentant comme des blessés pour se voir attribuer une rente », raconte Mme Kheddar, forte des connexions que lui confère son poste dans l’administration wilayale. « Mais ce n’est pas chose aisée, tant les PV, attestations médicales et autres documents à fournir qu’il faut trafiquer sont nombreux », tempère toutefois Mme Bouatta. Réchappées de l’enfer, elles se sont pour la plupart retrouvées seules, dans le désarroi le plus total, sans aucune aide ni ressource. Et les arguments avancés par les dirigeants de l’époque pour justifier ce déni sont révélateurs du cauchemar qu’ont endurées ces femmes, et du regard porté sur elles. « Des associations et des organismes avaient demandé à l’Etat une reconnaissance de ces filles », raconte Mme Bouatta, « l’on nous a répondu par la négative, car leur donner un statut de ’’femmes violées par les terroristes’’ aurait été les stigmatiser ».
Leur apposer sur le front une étiquette, les marquer à l’encre indélébile. Leur rappeler indéfiniment leur agression. Un viol n’est-il pas d’ores et déjà une cicatrice que l’on garde toute une vie ? « Ce n’est pas émotionnellement ou psychologiquement qu’on voulait les préserver. L’on considérait en haut lieu qu’une quelconque reconnaissance officielle ferait d’elles des femmes non mariables, parce que tout le monde les sauraient femmes violées. Elles étaient donc indésirables et personne ne voulait d’elles comme épouses potentielles », explique la psychologue. Car, mêmes victimes, elles étaient souillées, et portaient la honte, la culpabilité. De même, il a été rapporté qu’un ministre avait légitimé ce refus en affirmant que « si on les indemnisait, tous les mois lorsqu’elles recevraient leur pension, on leur rappellerait l’acte de viol et que, quelque part, cela équivaudrait à de la prostitution… »
Déni de mémoire
L’on comprend dès lors pourquoi la seule préoccupation de ces femmes a été de disparaître, de se faire oublier, et qu’elles ne sont qu’une minorité à s’être manifestées. Face à cet état de fait, à ce mépris déguisé en compassion, les associations de femmes,
Elles ont survécu à l’horreur
Echapper à ses violeurs, et après ? Quelque temps après avoir été retrouvées, certaines femmes, l’on s’en souvient tous, avaient trouvé la force, et le courage, de témoigner. A visage découvert, elles avaient raconté leurs histoires, à la presse, aux autorités, et à des spécialistes, psychologues et psychiatres, pour certaines. Et aujourd’hui, après plus de dix ans, que sont-elles devenues ? Retrouver leurs traces, ou du moins les victimes « reconnues » , n’est pas chose aisée. Elles ont simplement toutes « disparu ». Même celles qui avaient été recueillies dans des foyers, ou des centres « spécialisés », ou qui étaient en contact avec des associations et des psychologues. Certes, les personnes qui avaient pansé les meurtrissures de ces femmes reçoivent sporadiquement des nouvelles de quelques unes d’entre elles, qui ont accepté de garder le contact. Mais elles sont rares, et refusent catégoriquement, des années plus tard, de témoigner ou d’entrer en contact avec des journalistes.
Même si l’histoire de toutes ces femmes est individuellement révoltante, chacune des intervenantes garde en mémoire le parcours d’une fille. Un cas qui les a émues plus que les autres, et dont la souffrance et l’angoisse n’a jamais pu quitter leur pensée.
De la prostitution à la sérénité
L’association Djazaïrouna, qui active dans la région de Blida, a eu à en prendre en charge près d’une vingtaine, pour la plupart des filles natives de la ville ou de l’un des villages alentours. « Si elles s’étaient dirigées vers nous, ce n’était pas du fait des autorités ou des éléments qui les avaient retrouvées. Dans la plupart des cas, c’était un proche parent, qui ne sachant pas quelle attitude adopter face à elles, nous les confiaient », raconte la présidente. « Nous avons par exemple eu le cas d’une jeune fille, L., qui était accompagnée de son frère aîné », se souvient-elle. A l’âge de 17 ans, elle assiste au massacre de sa famille lors d’une attaque contre son village. Volontairement ou non, les assaillants l’épargnent, et quittent les lieux, la laissant pour morte après lui avoir fait subir les pires sévices.
C’est donc son frère, seule famille qui lui reste, qui l’accueille. « Elle allait tellement mal qu’elle a versé dans la prostitution. Son frère, n’y tenant plus, l’a donc amenée au siège de l’association. Mais ce dont elle avait réellement besoin était d’être éloignée le plus possible du milieu dans lequel elle baignait, les lieux où elle avait vécue cette tragédie, car cela ravivait le traumatisme. Hélas, nous n’avions pas de foyer d’accueil, et c’est une structure dans la capitale qui s’est chargée d’elle », narre-t-elle, poursuivant « seulement, elle n’a pas supporté le régime très strict de l’établissement. Elle s’en est donc échappée, a repris ses "activités", et a complètement coupé les ponts avec nous », s’attriste Mme Kheddar. Jusqu’au jour où, quelques années plus tard, cette dernière reçoit un appel d’elle, ou plutôt de « la nouvelle elle ». « Elle s’est mariée, avec un monsieur beaucoup plus âgé qu’elle. Elle a eu trois enfants. Elle a pu refaire sa vie. Je l’ai revue depuis. Elle s’est assagie. Elle semblait paisible, sereine », se réjouit-elle.
Et dans le lot de ces filles dont la vie a été brisée par ces viols, elles sont malgré tout quelques unes , quelques années après ces épreuves,à avoir pu « passer à autre chose », refaire leur vie et fonder un foyer. Ainsi, M., la jeune bergère de 14 ans citée précédemment, a, elle aussi, trouvé la force de surmonter l’atrocité des actes subis. « Elle était la dernière de la dizaine de filles violées par les terroristes qui avaient trouvé refuge dans notre centre de Bousmaîl, dont trois mineures. Elle s’est récemment mariée, et je crois même qu’elle attend un enfant », annonce, satisfaite, Mme Hanifa Benghanem, directrice du Centre national algérien des femmes victimes de violence et en situation de détresse (CNAFVVSD).
Les sentiers abrupts de la rémission
Mais le chemin de la rémission n’a pas été des plus aisés. Il fut long, douloureux et escarpé. « Lorsque nous l’avons reçue, c’était encore une fillette, dans un état indescriptible. Elle avait le visage tuméfié, des plaies sur tout son corps décharné, sans parler de son appareil génital, qui présentait de nombreuses déchirures. Son crâne, rasé, laissait voir une cicatrice qui allait jusqu’au front », dit-elle, en fermant les yeux, ajoutant, « c’était insupportable que d’assister à cela…j’en ai été malade… ». Et la prise de contact n’a pas été des plus faciles. « Une fois un tant soit peu rétablie physiquement, il lui fallait se refaire une santé mentale. Elle était emmurée dans un silence qui a duré plus de six mois. Elle rasait les murs, le regard tantôt vide, tantôt apeuré. Chaque nuit, elle faisait des cauchemars à n’en plus finir, où elle revivait les mêmes scènes d’enfer. Et chaque nuit, nous devions lui administrer des injections médicamenteuses pour qu’elle se calme et qu’elle puisse se reposer.
De même, dès qu’il faisait noir ou obscur, à cause de coupures de courant, elle piquait des crises d’hystérie. Elle pleurait, criait, était atteinte de "folie furieuse" », se remémore douloureusement Mme Benghanem. Comment s’en est-elle sortie ? Comment a-t-elle pu réussir à prendre le dessus sur son traumatisme ? « Ce qui l’a sauvé, c’est l’école » affirme la directrice. « Elle s’est jetée à corps perdu dans les études, et sa transformation a été impressionnante. Elle s’ouvrait aux autres pensionnaires et à nous autres, personnel, elle pouvait sortir », dit-elle, analysant « son attention était tout simplement reportée sur quelque chose d’autre. Ça lui a donné une bouffée d’oxygène dans l’asphyxie dans laquelle l’avaient confinée ces viols et leurs séquelles. Elle entrevoyait de l’espoir, de nouvelles perspectives enthousiasmantes. Elle aspirait à devenir policière.
Non pas pour se venger, mais pour venir en aide aux personnes en détresse. Ensuite, elle tenta de devenir infirmière et pompière. Elle y échoua de peu », concluant, « des années plus tard, elle a réintégré, plus ou moins difficilement, la cellule familiale, à Chlef, et elle a fini par se marier là-bas ».
Toutefois, et malheureusement, ces femmes violées n’ont pas toutes connues ce « happy ending ». Certaines ont tout bonnement disparu, en déménageant à l’autre bout du pays, surtout lorsqu’elles attendaient un enfant. Les femmes mariées, parfois mères de famille violées sous les yeux de leurs enfants, ont été répudiées, privées de leurs enfants, et se sont retrouvées toutes seules et sans aucune ressource. Plus tragiquement, certaines ont trouvé la mort, comme le raconte Mme Bouatta, de
Malgré les nombreuses visites effectuées par cette jeune femme, elle ne parlait jamais de ce qui la rongeait. « Elle n’a parlé de son viol qu’une seule et unique fois. Malgré cela, nous avons tenté de la soutenir, de l’aider, d’autant plus qu’elle n’avait pas de famille ou de proches pour la porter », s’attriste Mme Bouatta, ajoutant, le visage sombre, « mais cela n’a pas été suffisant. Elle ne supportait pas du tout son état, elle était complètement démobilisée, et ce à tous les niveaux. Elle avait de très grandes difficultés à vivre avec ce qui lui était arrivé ». Devant l’état de détresse extrême de la patiente, nul autre choix que de l’orienter vers un centre psychiatrique, car « il fallait impérativement des médicaments afin de l’aider à inhiber un tant soit peu le traumatisme ». Par la suite, elle s’est enfuie de l’établissement dans lequel elle se trouvait, et
Par Ghania Lassal
Déclaration de l'AFAD's Statement - 8/03/2010
March 8, 2010
Women’s rights are being violated around the world in different ways.
One of the many ways of violating their rights is through enforced
disappearance. This heinous crime brings havoc to the lives not only
of the victims but also of women and children who are the ones mostly
left behind.
Women who have lost a son, father or even mother, or husband who
involuntarily disappeared without a trace often bear the greatest
burden. Many of them live in limbo - between hope and despair. With
the not-so-remote possibility that their loved ones might have been
killed, there is still a thread of hope that they may still be alive.
Even after many years that have passed, they refuse to believe that
their loved ones are dead unless they find their remains. They are
continuously being deprived of their duty to bury or cremate them and
mourn properly. All these difficulties are exacerbated by the fact
that the disappearance engenders economic hardship and insecurity that
stem from not knowing the fate of the victims whereby unexpected
conditions force women to take steps and responsibilities that
traditionally did not form part of her role in society. They are
usually left destitute - ill prepared and hardly capable of raising
their children without a family man. Some have acquired the title of
“half-widows” who are left without any entitlement to land, homes,
inheritance, social assistance and pensions. Others are denied of
their right to remarry. It is even worse when women are victims of
disappearance themselves as they are particularly vulnerable to sexual
and other forms of violence.
Nevertheless, women are not passive pawns in men's game. There are
those who have been able to transcend themselves from being mere
victims to human rights defenders by transforming their grief and fear
into courage to seek justice not just for their disappeared loved ones
but for all other victims of injustice and violence as well. In their
efforts to know the truth, they leave no stone unturned nor trees
unblessed. But they have to pay a heavy toll for their cause as they
are constant targets of harassment, threats and intimidations. Despite
this, they never cower nor succumb to fear for they know that they can
make a difference.
As the world commemorates the International Women’s Day, the Asian
Federation Against Involuntary Disappearances (AFAD) joins hand with
all human rights defenders and families of the disappeared in various
continents in recognizing the role and contribution of women in the
struggle against enforced disappearance.
It is through the efforts of women family members of the disappeared
to make their situation known to the world, among other factors, that
made possible the adoption of the International Convention for the
Protection of All Persons from Enforced Disappearance. To date, it
only needs two more ratifications for it to enter into force. When
that happens, the Convention will be an effective tool to help
strengthen governments' capacities to eradicate disappearances, punish
the perpetrators and provide justice and redress to victims and their
families.
We therefore, urge once again all governments which have not signed or
ratified the Convention to do so as soon as possible, codify it into a
law and ensure its full implementation.
We believe that the impact of disappearances is felt not only by the
direct victims, but by families, communities and the whole of society.
By transforming society and ending enforced disappearance and other
forms of human rights violations, women will not have to suffer any
longer and that everyone can live a life with dignity.
Signed and authenticated by:
MUGIYANTO
Chairperson
ALGERIE : Rassemblement du 8 mars 2010
11ème ANNEE DE LUTTE DES MERES, SŒURS ET EPOUSES DE DISPARUS
A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, ce lundi 8 mars, à l’appel de l’association SOS Disparus, les mères de disparus se réuniront devant le ministère de la justice à Alger. Cette journée sera une nouvelle fois l’occasion de saluer la persévérance et le chemin parcouru par les nombreuses mères, grands-mères, épouses, filles, et sœurs de personnes disparues qui, depuis des années, luttent courageusement pour que leur droit de savoir, leur droit à la justice et leur droit à réparation soient entendus et respectés.
En Algérie, des milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées. Cette pratique odieuse a des conséquences psychologiques et économiques terribles pour les familles de disparus. Les femmes, victimes de la disparition forcée, se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité. Du jour au lendemain, elles sont contraintes d’assumer seule la fonction de chef de famille. A la douleur de l’absence, s’ajoute notamment l’impossibilité de faire le deuil, le désarroi matériel et émotionnel, la question du statut juridique et social, de l’héritage et de l’autorité parentale. En soutien à ces femmes, qui vivent dans l’angoisse et l’attente intolérable de voir réapparaître l’être aimé, le CFDA et Sos Disparus s’unissent pour demander instamment au gouvernement algérien de mettre fin à cette situation d’impunité, de faire la vérité au cas par cas et de condamner cette pratique des disparitions
forcées.
Nous appelons les tous membres de la société civile algérienne et toute personne sensible à rejoindre le rassemblement de ce mercredi 8 mars, à 10heures, devant le ministère de la Justice – Bir Hakeim – Alger.
Alger, le 6 mars 2010
Yous Fatima
Présidente Sos disparus
COMMUNIQUE : 30 ans après la création du GTDF, mettons fin aux disparitions forcées !
30 ans après la création du GTDF, mettons fin aux disparitions forcées !
Paris, le 3 mars 2010
La Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED)
- 1 - salue le 30e anniversaire du Groupe de Travail sur les Disparitions
Forcées ou Involontaires (GTDF), créé le 29 février 1980. La FEMED tient
à souligner le caractère particulier que revêt le GTDF pour les proches de
disparus. En effet, le mandat principal de cette procédure spéciale des
Nations Unies est d’aider les familles à déterminer les circonstances de
la disparition de leur proche ainsi que l’endroit où il se trouve. C'est à
ce titre que le GTDF représente, pour de nombreuses familles, le seul
recours pour obtenir la Vérité, auprès des gouvernements responsables.
Ainsi, des milliers de victimes, de la région euro-méditerranéenne et du
monde entier, saisissent le GTDF afin d’obtenir des informations sur le
sort de leur proche disparu.
Toutefois, 30 ans après la création du GTDF, de nombreux Etats continuent
de nier l’existence des disparitions forcées et ce crime est encore
aujourd’hui pratiqué impunément. Partout à travers le monde, les
disparitions forcées meurtrissent des centaines de milliers de personnes
qui attendent inlassablement le retour d’un frère, d’une grand-mère, d’un
époux, d’un fils …
En soutien à ces familles de disparus, la FEMED met tout en œuvre pour
éradiquer la pratique des disparitions forcées. C’est dans cet esprit que
la FEMED accompagne ses associations membres dans leurs démarches auprès
du GTDF. De plus, la Fédération alerte régulièrement le Groupe de travail
sur le harcèlement dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme
luttant contre les disparitions forcées.
Le 30e anniversaire de la création du GTDF est aussi l’occasion pour la
FEMED de rappeler l’importance de la Convention internationale pour la
protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Ce
traité, signé le 6 février 2007 à Paris, consacre les droits à la Vérité
et à la Justice des victimes de disparitions forcées. De plus, il institue
un Comité qui sera à même de recevoir des communications individuelles sur
les cas de disparitions forcées. La FEMED appelle donc tous les Etats de
la région à ratifier rapidement la Convention afin de garantir la
non-répétition du crime de disparitions forcées.
P / le Bureau Exécutif de la FEMED
Nassera Dutour,
Présidente
- 1 - La FEMED est composée de 27 associations membres issues des pays
suivants : Algérie, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Espagne, Irak, Kosovo,
Liban, Libye, Maroc, Serbie, Syrie, Turquie.
PRESS RELEASE
30 years after the WGEID’s creation, stop the enforced disappearances!
Paris, March 3rd 2010
The Euro-Mediterranean Federation against Enforced Disappearances (FEMED)
- 1 - welcomes the 30th anniversary of the Working Group on Enforced or
Involuntary Disappearances (WGEID), created on February 29th 1980. The
FEMED wants to underline how particular is the WGEID for the families of
the disappeared. In fact, the main mission of this United Nations Special
Procedure is to help the families to look into the circumstances of their
relatives’ disappearance and where they are. The Working Group is, for
many families, the only remedy in order to obtain the Truth from the
governments. There are thousands of victims, from the euro-mediterranean
region and from all around the world, who seize the WGEID to obtain
information on their relative’ faith.
However, 30 years after the WGEID’s creation, several states do not
recognize the enforced disappearances and this crime is still perpetrated
with impunity. All over the world, the enforced disappearances are still
hurting hundreds of thousands of persons who are waiting for the return of
a brother, a grand-mother, an husband, a son…
To support these families, the FEMED is working in order to put an end to
the enforced disappearances. In this idea, the FEMED is helping its
members with the requests they are submitting to the WGEID. Furthermore,
the Federation regularly informs the Working Group on the situation of the
human rights defenders who are harassed for their struggle against
enforced disappearances.
The 30th anniversary of the WGEID’s creation is also the occasion for the
FEMED to recall the importance of the International Convention for the
protection of all persons against enforced disappearances. This treaty,
signed in Paris on February 6th 2007, establishes the rights to Truth and
Justice for the victims of enforced disappearances. Also, it institutes a
Committee which will be able to receive individual communications related
to enforced disappearances. The FEMED calls upon all the
euro-mediterranean States to ratify as soon as possible the Convention as
it will ensure the non-repetition of the enforced disappearances.
For the FEMED’s Executive Committee
Nassera Dutour,
President
- 1 - The FEMED has 27 members who are associations from the following
countries: Algeria, Bosnia, Cyprus, Spain, Iraq, Kosovo, Lebanon, Libya,
Morocco, Serbia, Syria, and Turkey.
BOSNIE : Communiqué de presse - Disparition force de Emir Hodžic
Source : Trial Act
Enforced disappearance of Emir Hodžic in May 1992
In February 2010, the Advocacy Center – TRIAL (ACT) submitted an application to the European Court of Human Rights concerning the enforced disappearance of Mr. Emir Hodžić occurred in May 1992. The Advocacy Center – TRIAL (ACT) acts on behalf of Mrs. Mersija Hodžić and of Mrs. Emira Biščević, respectively mother and sister of Mr. Emir Hodžić.

Mr. Emir Hodžić had remained in Kozarac as he was a reservist member of the local police. According to eye-testimonies, after the take over of Kozarac by the Serb army, all members of the local police, including Mr. Emir Hodžić, were captured by the Serb army. The majority of them were arbitrarily killed opposite the building of the primary school in Kozarac, while others were taken to concentration camps which had been set up in the region (e.g. Omarska). Mr. Emir Hodžić was seen for the last time on 26 May 1992 together with a group of colleagues, who later on were all captured and executed by members of the army of the Republika Srpska. His fate and whereabouts remain unknown since then.
Almost 18 years after the events no ex officio, prompt, impartial, thorough and independent investigation has been undertaken by BiH authorities to locate Mr. Emir Hodžić or his mortal remains or to identify, prosecute and sanction those responsible. Since when they were living in Croatia, Mrs. Mersija Hodžić and Mrs. Emira Biščević have taken several steps to obtain information about their loved one through international organizations and diplomatic channels. When they returned to BiH, they reported the enforced disappearance of Mr. Emir Hodžić to domestic authorities. These initiatives have proved vain.
On 16 July 2007 the Constitutional Court of BiH, seized by several relatives of victims of enforced disappearance from Prijedor and the surrounding area, declared a violation by BiH of the right not to be subjected to torture and inhuman and degrading treatment and the right to respect for private and family life of the families of disappeared persons. Accordingly, the Court ordered the domestic institutions concerned to disclose all available information on the fate and whereabouts of the disappeared people, including Mr. Emir Hodžić. So far, BiH authorities failed to implement the decision of the Constitutional Court and did not provide any relevant information to the Court or to Mrs. Mersija Hodžić and Mrs. Emira Biščević.
Consequently, Mrs. Mersija Hodžić and Mrs. Emira Biščević request the European Court of Human Rights:
to find that Mr. Emir Hodžić is a victim of a violation of the procedural aspects of Articles 2 (right to life), 3 (prohibition of torture) and 5 (right to liberty and security), in conjunction with Articles 1 (obligation to respect human rights) and 13 (right to an effective remedy) of the European Convention on Human Rights, due to the ongoing failure of BiH authorities to conduct an ex officio, prompt, impartial, independent and thorough investigation on his enforced disappearance in order to establish his fate and whereabouts, as well as to identify those responsible for these crimes and to prosecute, judge and sanction them;
to find that they are victims of a violation by BiH of Article 3 (prohibition of torture) in conjunction with Articles 1 (obligation to respect human rights), 8 (right to respect for private and family life) and 13 (right to an effective remedy) of the Convention, because of the severe mental distress and anguish caused by Mr. Emir Hodžić’s enforced disappearance and the ongoing lack of information about the cause and circumstances of such disappearance as well as on the progress and results of the investigations carried out by BiH authorities;
to request BiH to order independent investigations as a matter of urgency with a view to locating Mr. Emir Hodžić and, if necessary, exhuming, identifying, respecting and returning to the family his mortal remains;
to request BiH to bring the perpetrators of the arbitrary arrest and subsequent enforced disappearance of Mr. Emir Hodžić before the competent civil authorities for prosecution, judgment and sanction without any further delay; and
to request BiH to ensure that Mrs. Mersija Hodžić and Mrs. Emira Biščević obtain integral reparation and prompt, fair and adequate compensation for the harm suffered.
The procedure is currently pending before the European Court of Human Rights.
The General Context
It is estimated that between 100,000 and 200,000 persons died as a consequence of the conflict (1992-1995) in BiH and that between 25,000 and 30,000 were victims of enforced disappearance. Between 10,000 and 13,000 people remain disappeared to date.
The enforced disappearance of Mr. Emir Hodžić occurred as a part of the “ethnic cleansing” operations perpetrated by the Serb army in the context of the military attack of Prijedor and the surrounding area.
To date no one has been convicted, prosecuted and sanctioned for the enforced disappearance of Mr. Emir Hodžić, thus fostering an overall climate of impunity. Up to this day, the family of Mr. Emir Hodžić still has not received any information on the fate and whereabouts of their loved one, nor an adequate and integral redress for the harm suffered.
LIBAN : Sit-in des familles de disparus du 22/02/2010
SUISSE, ALGERIE et CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME : Articles de presse
Plus de 8’000 signatures contre les disparitions forcées !
1er mars 10 - Une coalition d’ONG vient de remettre au Conseil fédéral une pétition demandant à
Berne, 1er mars 2010 - Plusieurs représentants d’ONG accompagnés de parlementaires fédéraux ont remis aujourd’hui une pétition au Conseil fédéral, exigeant que
(...)
Pour lire la suite : http://www.droitshumains-geneve.info/spip.php?article7476
Droits de l'homme: l’Algérie invite plusieurs rapporteurs spéciaux de l’ONU
L’Algérie a décidé d’inviter plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations Unies en charge de questions liées aux droits humains. L’annonce a été faite mardi matin sur les ondes de la chaîne 3 de la radio nationale par Benchâa Dani, directeur général des affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères.
(....)
Pour lire la suite : http://www.tsa-algerie.com/politique/droits-de-l-homme-l-algerie-invite-plusieurs-rapporteurs_9671.html
CDH de ONU
Début à Genève des travaux de la 13e session
(...)
Au cours de cette session, des experts feront des présentations sur les questions que le Conseil les a chargés d'examiner, notamment le droit à un logement convenable, le droit à l'alimentation, la protection des droits de l'Homme dans la lutte antiterroriste, la torture, la détention arbitraire, les disparitions forcées, la protection des défenseurs des droits de l'Homme, la liberté de religion ou de conviction et la situation des minorités.
(...)
Pour plus d’informations : http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=128930
Statement by UN Working Group on Enforced Disappearances on the occasion of its 30th Anniversary
26 February 2010
The Working Group was established by resolution 20 (XXXVI), of 29 February 1980, of the former Commission on Human Rights “to examine questions relevant to enforced or involuntary disappearances of persons.” It was the first United Nations human rights thematic special procedure established with a universal mandate. Since then, the Working Group has dealt with more than 50,000 cases in 80 countries from all parts of the world.
During its thirty years of existence, the Working Group has been able to comply with its humanitarian mandate to help families ascertain the fate or whereabouts of their disappeared family members. It has also contributed to the prevention and eradication of the horrendous practice of enforced disappearance across the globe. Unfortunately, only about 20 per cent of those cases have been clarified. Nevertheless, the extent to which the Working Group, through its patient and persistent efforts with the Government concerned, may have prevented more disappearances from occurring cannot be quantified.
The Working Group acknowledges that its work could not be carried out without the work of the many relatives of victims, human rights defenders, non-governmental organizations, lawyers and others individuals who untiringly work to know the fate or whereabouts of the disappeared in very adverse circumstances on all continents. On the occasion of its 30th anniversary, the Working Group would like to thank them and pay tribute to them. It also extends its appreciation to those States which have cooperated with the Working Group to resolve cases of enforced disappearances.
The Working Group deplores the fact that enforced disappearances continue to occur. Indeed, while the Working Group receives information of a few cases of disappearance per week, the vast majority of cases, for different reasons including ignorance about the procedure or fear of reprisals, are not submitted for its consideration. The Working Group calls upon States to promote and give full effect to the Declaration on the Protection of All Persons from Enforced Disappearances. It also urges the United Nations to proclaim 30 August United Nations International Day of the Disappeared, so as to raise awareness about enforced disappearances.
On this occasion, the Working Group reiterates its call to States to undertake all possible efforts to prevent and eradicate the heinous practice of enforced disappearance and to bring to justice all those believed to be responsible for the crime; refrain from any act of intimidation or reprisals against those persons who contribute to the eradication of the practice; and fight against impunity.
The Working Group notes with satisfaction that 18 States have ratified the International Convention for the Protection of all Persons from Enforced Disappearance and that only two ratifications are required for its entry into force. The Working Group reiterates its calls to States that have not signed and/or ratified the Convention to do so as soon as possible. It also calls upon States when ratifying the Convention to accept the competence of the Committee on Enforced Disappearances under article 31 so that it may deal with individual complaints and the inter-State complaint mechanism under article 32 of the Convention. The Working Group is convinced that the entry into force of the Convention will strengthen Governments’ capacities to reduce the number of disappearances. It will also bolster the hopes and the demands for justice and truth by victims and their families.
The Working Group plans to commemorate its 30th anniversary with a series of events and activities that will take place throughout the year. The first event will be held on 18 March
The Working Group was established by the United Nations Commission on Human Rights in 1980 to assist families in determining the fate or whereabouts of disappeared relatives. The Working Group endeavours to establish a channel of communication between the families and the Governments concerned, to ensure that individual cases are investigated, with the objective of clarifying the whereabouts of persons who, having disappeared, are placed outside the protection of the law. In view of the Working Group's humanitarian mandate, clarification occurs when the fate or whereabouts of the disappeared person is clearly established. The Working Group continues to address cases of disappearances until they are resolved.
The Working Group is comprised of five independent experts from all regions of the world. The Chair-Rapporteur is Mr. Jeremy Sarkin (
For more information on the WGEID, please refer to the web site: http://www.ohchr.org/
Fact sheet no. 6 on Enforced or Involuntary Disappearances available in Arabic, Chinese, French, English Russian and Spanish at:
http://www.ohchr.org/EN/
Declaration on the Protection of All Persons From Enforced Disappearance:
http://www2.ohchr.org/english/
Report of the Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances to the Human Rights Council, 21 December 2009:http://www2.ohchr.org/
ARGENTINE, MAROC et ESPAGNE : Articles de presse sur les disparitions forcées
"Moi, Victoria, enfant volée de la dictature argentine", de Victoria Donda : née dans un centre de torture
Parmi les nombreux crimes commis par la dictature militaire argentine (1976-1983), le plus pervers a sans doute été le vol de 500 enfants nés pendant la captivité de leurs mères dans des centres de détention clandestins. Torturées, ces femmes ont été ensuite éliminées. Les Mères de la place de Mai ont dénoncé la politique de disparitions forcées mise en oeuvre par les militaires dans leur "sale guerre" contre les guérillas. De leur côté, les Grands-Mères de la place de Mai ont mené l'enquête pour découvrir ce qu'il était advenu des bébés volés et remis à des couples proches des bourreaux. Elles sont parvenues à en identifier une centaine, dontVictoria Donda, qui raconte elle-même son histoire dans un livre.
(...)
Pour lire la suite : http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/02/25/moi-victoria-enfant-volee-de-la-dictature-argentine-de-victoria-donda_1311269_3260.html
Négociations sur le Sahara marocain
La proposition adverse est sans valeur ajoutée
(...)
La délégation marocaine a, également, démenti les allégations concernant le cas de 500 disparus, a souligné M. Fassi Fihri, faisant observer, à ce propos, que le secrétaire général de l'Onu n'évoque plus cette question dans ses derniers rapports sur la question du Sahara marocain.
Le ministre a, également, mis en relief la pleine coopération du Maroc avec la commission internationale de
(...)
Pour lire la suite : http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=128755
Qui veut la peau du juge Garzon ?
Haro sur le magistrat espagnol depuis qu'il a ouvert une enquête sur les disparus du franquisme.
Le magistrat espagnol Baltasar Garzon, célèbre dans le monde entier pouavoir ordonné l'arrestation d'Augusto Pinochet, l'ex-dictateur chilien, ou fait juger des tortionnaires de la dictature argentine, se retrouve à son tour sur le banc des accusés. Alors qu'il pourrait être inculpé par le tribunal suprême de Madrid, le conseil espagnol de la magistrature envisagerait de le suspendre pour une période de dix à vingt ans.
(...)
Pour lire la suite : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/qui-veut-la-peau-du-juge-garzon_851377.html
LIBAN : Le Secrétaire Général du Centre Libanais des Droits Humains est interdit d’entrée en Syrie
The Secretary General of the Lebanese Center for Human Rights is Denied Entry into Syria
Wadih Al-Asmar, Secretary General of CLDH and Member of the Executive Committee of the Euro-Mediterranean Human Rights Network, was planning to go to Syria yesterday (Sunday), but was denied entry by the Syrian authorities on the grounds that his name "was included in the computer as persona non grata."
Wadih Al-Asmar has been active for many years on the issue of the Lebanese victims of enforced disappearance in Syrian prisons, and has been going to Syria steadily since 2003 unhindered. CLDH protests against this sudden decision of the Syrian authorities which puts an obstacle to any discussion with the authorities in Syria.
CLDH calls on the Syrian authorities to reconsider this decision and to accept that human rights defenders travel to Syria for purposes of open dialogue with civil society as well as with state authorities.
Le Secrétaire Général du Centre Libanais des Droits Humains est interdit d’entrée en Syrie
Wadih Al-Asmar, Secrétaire Général du CLDH et membre du Comité exécutif du Réseau Euro Méditerranéen des Droits de l’Homme, devait se rendre hier dimanche en Syrie, mais s’est vu refuser l’entrée sur le territoire par les autorités syriennes, au motif que son nom « figurait dans l’ordinateur comme persona non grata ».
Wadih Al-Asmar est actif depuis de nombreuses années sur la question des disparus libanais dans les prisons syriennes, et se rendait en Syrie régulièrement depuis 2003 sans jamais être inquiété.
Le CLDH proteste contre cette soudaine décision syrienne qui met un obstacle à toute discussion avec les autorités de la Syrie.
Le CLDH appelle les autorités syriennes à revenir sur cette décision et à accepter que les défenseurs des droits humains se rendent en Syrie dans un but de dialogue ouvert, tant avec la société civile qu’avec les autorités étatiques.
الأمين العام للمركز اللبناني لحقوق الإنسان لم يسمح له بدخول سوريا
كان منتظراً أن يقوم السيد وديع الأسمر ،الأمين العام للمركز اللبناني لحقوق الانسان وعضو اللجنة التنفيذية للشبكة الأورومتوسطية لحقوق الإنسان , بزيارة إلى سوريا يوم أمس الأحد, ولكنه منع من الدخول من قبل السلطات السورية , على أساس أن اسمه أدرج " في الكمبيوتر من بين الأشخاص المنوعين من الدخول إلى سوريا" .
لقد نشط وديع الأسمر لسنوات عدة بشأن مسألة المفقودين اللبنانيين في السجون السورية ، وزار سوريا بشكل منتظم منذ عام 2003 دون أن يتعرض له أحد على الإطلاق .
إن المركز اللبناني لحقوق الانسان يحتج على هذا القرار السوري المفاجئ الذي يضع عقبة أمام أي مناقشات مع السلطات في سوريا .
ان المركز اللبناني لحقوق الانسان يدعو السلطات السورية إلى إعادة النظر في هذا القرار وإلى تقبل زيارات ألمدافعين عن حقوق الإنسان الى سوريا من اجل فتح حوار , مع كل من المجتمع المدني ومع السلطات.
ALGERIE : Intervention des gendarmes a sos disparus
En une semaine, Sos Disparus a vu, à deux reprises, les gendarmes de la brigade de Bab Djedid se présenter dans ses locaux, au 3 rue Ghar Djebilet à Alger. Sos Disparus, préoccupé, tient à alerter l’opinion algérienne et la communauté internationale de cette intrusion du Ministère de la défense dans la vie associative.
Les deux gendarmes, qui se sont présentés jeudi 4 février 2010, un dossier sous le bras, ont d’abord demandé si c’était ici que se trouvait « l’ONG » puis ont voulu parler avec le ou la Président(e). Cette dernière s’étant absentée, les gendarmes s’apprêtaient à remplir une convocation, avant d’hésiter, puis d’indiquer finalement qu’ils reviendraient dimanche. Pour expliquer leur intrusion, ils ont demandé si l’association avait l’agrément en affirmant que trop d’associations qui ne disposaient pas d’agrément s’installaient en toute quiétude en Algérie et qu’il convenait de les identifier.
Dimanche 8 février, l’équipe de Sos Disparus et la Présidente ont attendu toute la journée la venue des gendarmes mais ce n’est qu’hier, le 9 février, que ces deux gendarmes ont frappé à nouveau à la porte de l’association. Cette fois-ci, ils ont demandé à la Présidente si c’était ici que se trouvait « l’organisation », combien de personnes étaient employées à l’association, s’il y avait d’autres bureaux, avec qui l’association était en contact et avec qui elle travaillait. Avant de répondre, la Présidente a tenu à voir l’ordre de mission justifiant cette visite et ces questions. Les gendarmes ont affirmé que les recherches qu’ils effectuaient entraient dans le champ de compétences de leur brigade mais ils ont été dans l’incapacité de présenter le moindre document officiel. La Présidente a clôt l’entrevue en expliquant qu’elle répondrait aux questions lorsqu’on lui présentera un ordre de mission. Affirmant que c’était son droit, les gendarmes sont repartis.
Sos Disparus, dont les locaux sont ouverts à l’accueil des familles depuis 2001 à Alger, s’étonne des recherches dont l’association est manifestement l’objet actuellement. Quel est l’objectif des autorités au moment où tout est mis en œuvre pour clore le dossier des disparus contre la volonté des familles qui continuent à demander Vérité et justice ? Il est encore plus incompréhensible que des gendarmes, relevant du Ministère de la Défense, se déplacent dans des locaux associatifs pour s’enquérir des activités et des contacts d’une association, le terrain de la vie associative relevant normalement du Ministère de l’intérieur. Le président de la CNCPPDH, au cours d’une entrevue avec une délégation de l’association vendredi dernier, s’est lui-même montré stupéfait de l’intervention des gendarmes à Sos Disparus.
Sos Disparus, dénonce les manœuvres exercées à l’encontre de l’association et de ses membres, revendique son droit à la liberté d’association, d’expression et de réunion et appelle au soutien de tous pour lutter contre les récurrentes violations des libertés associatives en Algérie.
Alger, le 10 février 2010,
Fatima Yous
Présidente, Sos Disparus
MAROC : A propos du rapport du CCDH du 14 janvier 2010
Communiqué de presse de l'Association des Parents et Amis de Disparus au Maroc (APADM)
"A propos du rapport du CCDH du 14 janvier 2010"
Le président du CCDH Monsieur Herzenni, a affirmé lors de la présentation de son rapport qu’il persiste encore des cas non élucidés de disparitions forcées.
Ce constat est établi quatre années après la fin des travaux de l’IER, et la mission confiée au CCDH pour mettre œuvre des résolutions de cette instance et pour élucider les cas de disparus dont le sort reste inconnu et qu’elle avait limitée conventionnellement à 66.
Nous enregistrons avec satisfaction l’ambition annoncée du CCDH d’amener l’Etat marocain à ratifier toutes les conventions et recommandations onusiennes sur les droits humains et agir pour leur application effective.
De grands succès et des avancées concrètes ont été réalisés dans notre pays grâce au sacrifice et la persévérance du mouvement marocain des droits humains, des victimes elle mêmes et de leurs familles durant plusieurs décennies.
Nous constatons néanmoins que l’objectif principal de ce mouvement n’a pas été atteint pour tourner la page d’un passé douloureux et ouvrir des perspectives sereines pour l’avenir.
Le CCDH nous doit la vérité et des clarifications sur les responsabilités. C’est du moins l’attente des victimes et de leurs familles que nous sommes.
Dans son allocution le Président du CCDH confirme la responsabilité de l’Etat marocain dans l’établissement de la vérité sur l’affaire Ben Barka compte tenu de l’implication de certains de ses appareils dans cet enlèvement et cet odieux assassinat.
De la même façon, le CCDH se devait de souligner clairement cette même responsabilité de l’Etat pour l’ensemble des disparitions dont il fut le commanditaire et l’exécutant. Le président du CCDH se devait aussi de clarifier les propos concernant le manque de collaboration de certains appareils de l’Etat. Nous rappelons que les victimes et l’ensemble des familles ont collaboré pleinement et spontanément avec les commissions du CCDH et de l’IER.
Il limite les cas non élucidés à 9, et cite la liste des 57 cas élucidés .Cette liste des
Nous partageons la déception exprimée par les familles dont les noms sont tus. Nous constatons avec regret que de nombreuses victimes tels les compagnons d’évasion de H Manouzi en 1975, tels les officiers Ababou, Chellat et Mzirek ne soient mentionnés nulle part.
Les explications concernant la fixation de l’identité des disparus par l’analyse génétique restent peu convaincantes. Notre association a elle-même informé le CCDH sur l’offre de certains organismes internationaux spécialisés pour procéder aux identifications dans des délais raisonnables.
Le CCDH se doit de rompre avec les ambigüités et les semis vérités du passé afin qu’il soit conforme aux principes et valeurs qu’il affiche.
Le dossier de la disparition au Maroc ne sera clos que lorsque la vérité sera établie et la justice rendue.
Les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles et concernent la communauté internationale.
Paris le 20 janvier 2010.
Parution du rapport 2009 / Release of the 2009 report of / de HRW
BOSNIE / FRANCE : "7 heures pour la Bosnie"
MAROC : "La répression, de l'ancienne à la nouvelle ère"
Source : http://bellaciao.org/fr/spip.
mercredi 20 janvier 2010 (08h45)
Témoignages. Les époques changent mais les pratiques restent les mêmes. Khadija Menebhi, sœur de la légendaire Saïda Menebhi, et Rachida Baroudi, mère de Rida Benothmane, un islamiste détenu à la prison de Salé, racontent leur calvaire avec l’Etat marocain. Un échange édifiant.
A pas discrets mais sûrs, Rachida Baroudi franchit la porte du bureau central de l’AMDH (Association marocaine des droits de l’homme). La mère de Rida Benothmane, un détenu islamiste incarcéré à la prison civile de Salé depuis 2007 dans le cadre de la loi anti-terroriste, connaît visiblement très bien les lieux. Il n’y a rien d’étonnant à cela. L’AMDH fait partie des rares associations qui plaident en faveur des détenus de la «nouvelle ère». Quelques minutes après, Khadija Menebhi, sœur de l’inoubliable Saïda Menebhi, de Aziz Menebhi et épouse de Aziz Loudiyi, tous victimes de la répression hassanienne, arrive à son tour. L’ex-membre d’Ilal Amam garde toute sa détermination.Par : Aziz El Yaakoubi
L’énergique Abdelilah Benabdeslam, vice-président de l’AMDH, prépare une salle. Tout le monde s’installe, les deux femmes s’observent. Des ressemblances ? Toutes deux cinquantenaires aux cheveux courts, renvoient l’image de femmes émancipées. «Vous voyez, je suis la mère d’un islamiste et je ne porte pas de voile», annonce d’emblée Rachida Baroudi. Pour parler de leurs expériences, Khadija Menebhi prend les devants. La mère de Rida écoute. «C’est infinement douloureux», lance-t-elle. Pour commencer, elle préfère parler de 1977. Des derniers jours de sa sœur Saïda à l’hôpital Averroès à Casablanca. Faute de soins appropriés, elle succombe à une grève de la faim ayant duré 40 jours. Entamée le 10 novembre 1977 par le «groupe de Casablanca», arrêtée en 1976, cette grève est restée dans les annales. «J’étais juste là, à côté d’elle, durant toute la nuit, j’entendais son cœur, je criais, je pleurais et je n’ai rien pu faire», raconte Khadija, les larmes aux yeux.
"Un procès à l’amour"
«Aucun médecin n’était près d’elle, c’est la hogra. L’Etat marocain est coupable», tranche-t-elle avec une rage exacerbée. Elle a vu le cœur de sa sœur s’arrêter sur la machine, le corps vivant se transformer en cadavre. Puis en légende. Une autre bataille est engagée pour récupérer la dépouille. Les responsables se renvoient la patate chaude. «Le directeur de la prison m’a informée que c’était l’hôpital qui était désormais responsable, les médecins répliquaient qu’il fallait une autorisation des hautes sphères», se souvient-elle. Le régime finit par céder. La dépouille est livrée à la famille et le statut de détenus politiques est accordé aux autres grévistes. C’était l’histoire d’un groupe de jeunes qui voulaient renverser la monarchie alaouite et qui revendiquaient le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Presque toute la famille était concernée. Ses membres étaient tous militants de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) et de l’organisation Ilal Amam.
«Le régime est impitoyable avec les révolutionnaires, l’Histoire l’a démontré», analyse Khadija Menebhi. «Si Saïda avait parlé sous la torture, j’aurais été la première à être incarcérée.» Son mari a été arrêté en 1972 et condamné à 10 ans de prison ferme, laissant sa fille aînée âgée d’à peine un mois. Pour lui rendre visite, il fallait une autorisation du juge d’instruction auprès du tribunal de Casablanca. «J’allaitais ma fille et je ne pouvais l’emmener avec moi. Je suis arrivée chez le juge et le lait coulait de mes seins, j’étais toute trempée», se souvient-elle. Mais le juge a refusé de donner l’autorisation tout en prononçant une phrase digne du Moyen-Age : «Vous avez de la chance, on ne fait pas de procès à l’amour.» «Cela aurait été un honneur», avait répondu la jeune femme.
Le même jour, son frère Aziz réussit à s’échapper du même tribunal. Il disparaît pendant un an avant de réapparaître à la cité universitaire de Rabat. Les forces de l’ordre l’attrapent ce jour-là puis le tribunal le condamne par contumace à perpétuité, alors qu’il était détenu dans le tristement célèbre bagne de Derb Moulay Cherif. «Le régime n’a pas voulu reconnaître que Aziz Menebhi était entre ses mains», mentionne-t-elle. Après un an et demi de détention secrète, les détenus de la prison de Casablanca le retrouvent un beau matin parmi eux. Deux ans après, en 1976, le tribunal finit par le libérer en prononçant le non-lieu.
Les procès kafkaïens commencent et les trois membres de la famille finissent derrière les barreaux. Le calvaire n’en est qu’à ses débuts. «Je me rappelle qu’à chaque fois qu’on partait leur rendre visite, les responsables de l’administration pénitentiaire refusaient sous différents prétextes.» Toutes les raisons sont bonnes pour humilier la famille Menebhi. «Après quelques années, Fadwa, ma fille, commençait à me poser des questions sur son père, je répondais qu’il était quelque part en train de défendre les gens pauvres », indique-t-elle. Mais la petite fille n’acceptait pas : «Moi aussi je suis pauvre, et je le veux à côté de moi». Et d’ajouter : «De voir un être qu’on aime, qu’on voit tous les jours, disparaître d’un coup, est tout simplement insupportable.» Le regard de Rachida Baroudi plonge dans le vide. Elle sait certainement de quoi Khadija Menebhi parle…
"Une mère ne se contrôle pas"
Une femme de l’AMDH entre dans la salle, elle offre du thé à tout le monde. Rachida Baroudi fait signe pour dire qu’elle est prête à prendre la parole. «C’était un choc. Quand ma belle-fille m’a appelée pour me dire que mon fils a été arrêté, je ne l’ai d’abord pas crue. Je me suis dit qu’il s’agissait forcément d’une erreur», raconte-t-elle. Rachida Baroudi explique qu’elle s’entend très bien avec son fils : «Il a d’abord arrêté de fumer et de boire, puis il s’est laissé pousser la barbe, mais rien n’a changé dans son comportement.» C’était en 2007. Le lendemain de son arrestation, elle a fait le tour des commissariats de Rabat. Aucune trace. Saisie d’un désespoir qui frôla la folie, elle prit une décision courageuse : se rendre au centre de détention de Témara, censé être secret. «Une mère ne se contrôle pas quand il est question de ses enfants. Je peux vous le dire car j’en ai fait l’expérience.»
Elle arrive à Témara mais elle ne sait pas où exactement. Elle interroge un agent de la circulation. «Le policier m’a répondu que j’étais folle. Mais je n’avais plus peur», ajoute-t-elle. En persévérant, elle finit par trouver le centre de détention. «J’ai pris une route isolée, il n’y avait personne à part une verdure presque sauvage.» A quelques kilomètres, une dizaine de policiers l’entoure. «Ils ont commencé à me crier dessus, m’ordonnant de rebrousser chemin et en me disant que je n’avais pas le droit d’être là.» Mais la mère résiste. Elle voulait absolument avoir des nouvelles de son fils. «J’ai la chance d’avoir fait des études, je lis les journaux et je suis au courant de ce qui se passe dans ce centre. Le fait que mon fils soit enchaîné dedans me rendait folle de rage.»
Devant son insistance, les responsables de
Condamné pour donner l’exemple
Après avoir confisqué son ordinateur, le juge d’instruction n’arrêta pas de lui demander pourquoi il visitait un site Internet, apparemment géré par des salafistes. «C’était la seule preuve qu’ils avaient», indique-t-elle. Il n’empêche. Il est condamné à deux ans de prison ferme en première instance, sur la base de l’article 218 de la loi antiterroriste. L’article en question parle de tout individu ayant fait l’apologie d’acte terroriste dans un lieu public ou dans les médias. En appel, il écope du double «pour donner l’exemple». «D’ailleurs c’est écrit noir sur blanc dans le verdict», témoigne Abdelilah Benabdeslam. «Ses avocats m’ont déclaré qu’ils étaient devant un précédent : un être condamné pour donner l’exemple.» La famille ne l’a vu que 17 jours après sa disparition, à la prison civile de Salé. «La première fois, en voyant sa fille il a fondu en larmes», raconte sa mère.
Pendant son séjour à Témara, Rida Benothmane a raconté à sa mère qu’il n’a subi que de la torture morale. Il entendait toute la journée les cris de personnes torturées. Il ne savait pas si c’était des enregistrements ou des cris réels. Il était tout le temps menotté et les yeux bandés. Il a aussi entendu un supérieur demandant aux subalternes de le jeter dans la fosse à serpents. En 17 jours, la maman déclare avoir perdu
Pendant ce temps, Khadija Menebhi écoute, mais prend aussi des notes. Elle intervient parfois : «Nous sommes tellement sous-développés que la plupart des personnes croient que les visites sont un privilège accordé par l’administration pénitentiaire et non un droit.» «Nous avons constaté que la peur est toujours présente, les gens se laissent faire devant la brutalité des fonctionnaires des prisons, et même dans les cas de disparitions forcées», témoigne pour sa part Abdelilah Benabdeslam. Rachida Baroudi continue son récit : «Ma petite-fille vit un véritable calvaire, elle pose sans cesse des questions sur son père. Pour elle, le soleil montait et se couchait avec lui. Maintenant, à chaque fois que je sors de la maison, elle me demande si je reviendrai. Elle a déjà vu son père disparaître. Elle se méfie.» Les larmes prennent le dessus. Khadija Menebhi fait un geste pour la consoler. Cette dernière analyse la situation : «Pour nous, les victimes des années de plomb, toute la société marocaine était de notre côté. La communauté internationale aussi. Avec les détenus islamistes, c’est différent. Personne ne bouge le doigt, alors que l’injustice crève les yeux. Même les associations de droits de l’homme, comme le Forum vérité et Justice.» Les deux femmes se perdent dans les échanges, sous le regard du vice-président de l’AMDH. Rachida Baroudi finit par résumer : «Quand je pense à tout ça, ce que les gens ont subi et continuent de subir, ça me laisse perplexe. Que faire pour que les choses changent ?» Tout le monde est appelé à trouver une réponse.
Photo : Rachida Baroudi, mère du détenu islamiste Rida Benothmane. Khadija Menebhi, soeur de Saïda Menebhi (Le Journal Hebdomadaire)
MAROC : Abdellatif SALEM
Abdellatif SALEM figure dans la liste des disparus politiques. Le mercredi 13 janvier, dans sa énième tentative d'effacer de la mémoire collective les atrocités commises par l'Etat marocain (sans connaître la vérité, sans rendre justice, sans l'interpellation des bourreaux... ), le CCDH, appendice du palais a annoncé que pratiquement le dossier des crimes politiques commis par l'Etat marocain (bine sûr pour le CCDH il n'y avait pas de crimes!)est pratiquement clos.
Les familles des disparus crient au scandale (famille Mehdi Ben Barka, famille El Ouassouli, famille Zeroual, famille Salem...), les milliers des victimes sont écoeurées, les démocrates conséquents ne peuvent que dénoncer les tergiversations du makhzen...
Le CCDH qui ne fonctionne que sur commande ( la "farcecommande" est manipulée le plus souvent par des individus et institutions impliqués jusqu'au cou dans les crimes contre le peuple marocain en général, et contre les opposants au régime en particulier) .
Le président du CCDH (nommé par le roi à la tête de cet appendice du palais) était le mercredi 13 janvier 2010 dans un état lamentable, car il savait que la pullule ne pouvait pas passer et qu'il était malgré tout de son "devoir" d'annoncer (selon les consignes des commanditaires) des énormités, des contre vérités...
- Il a commencé par réciter un verset de coran (???!!!!). Seuls les faibles font appel à des forces surnaturelles pour faire face aux difficultés concrètes.
- Il a tenté d'innocenter la gendarmerie en tant qu'appareil répressif qui avait joué le rôle principal dans la répression dans le milieu rural. Le président se devrait se rappeler les centaines de paysans pauvres, des petits artisans et autres travailleurs ittihadis qui nous racontaient en prison les crimes contre l'humanité commises par ce corps. Il suffit de faire aujourd'hui un tour du côté de khénifra, Goulmima, Tinjdad, Figuig...pour évaluer les dégâts causés par la gendarmerie dans l'Histoire récente du Maroc.
Le premier responsable de ce corps répressif est cité par les victimes, par la justice française, par des historiens, par des politiciens. Il figure dans la liste officielle de l'AMDH concernant des individus impliqués dans les violations graves des droits humains...le président du CCDH lui livre aujourd'hui à ce général un certificat de virginité. C'est scandaleux!
Les milliers des victimes organiseés au sein du FMVJ ont clairement défini lors du congrès de décembre 2009, leur position face aux tentatives délibérées de "brouillage" et de cafouillage makhzaniens, et face aux gesticulations du CCD, l'instrument du palais.
MAROC : Le CCDH dresse le bilan des réalisations
| Recommandations de l'IER | |
| Le CCDH dresse le bilan des réalisations | |
Publié le : 14.01.2010 | 16h51 | |
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Libertés politique et d'association : l’Algérie pointée du doigt
Pétition contre le harcèlement des membres de l'IHD
Meilleurs voeux / Best wishes
Chers Amis,
La Fédération Euroméditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED) vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2010.
Que cette nouvelle année soit porteuse de Vérité et de Justice. La FEMED, en poursuivant ses actions, souhaite vivement que plus aucune mère n’ait à vivre la souffrance engendrée par la disparition d’un être cher.
Dans cet esprit, la FEMED appelle tous les Etats qui ne l'ont pas encore fait à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées afin que l’année 2010 soit celle de son entrée en vigueur.
Halte à l’impunité et aux disparitions forcées !
Dear friends,
The Euromediterranean Federation against Enforced Disappearances (FEMED) wishes you all the best for the year 2010. The FEMED hopes that this New Year will bring to all of us Truth and Justice. The FEMED, while continuing its activities, sincerely hopes that no mothers will never live again the pain related to the disappearance of her beloved one.
In this idea, the FEMED calls upon all the States which have not ratified the International Convention for the protection of all persons from enforced disappearances to do it in order for 2010 to be the year of its entry into force.
Stop impunity and enforced disappearances!
Queridos Amigos,
La Federación Euromediterránea contra las Desapariciones Forzosas (FEMED) les transmite sus mejores deseos para el año 2010. Que este nuevo año traiga consigo la Verdad y Justicia y que ninguna madre más tenga que sufrir por la desaparición de un ser querido.
Con este espíritu, la FEMED hace un llamamiento a todos los Estados que no lo hayan hecho aún, a que ratifiquen la Convención Internacional por la protección de todas las personas contra las desapariciones forzosas para que el año 2010 sea el de su entrada en vigor.
Dragi prijatelji,
FEMED, Euro-mediteranska federacija protiv nasilnih nestanaka vam želi sve najbolje u Novoj 2010-oj godini. FEMED se nada da će Nova godina sa sobom donijeti Istinu i nadu da ni jedna majka neće morati nikada da osjeti bol nestanka najmilijih,
FEMED apeluje na sve države koje nisu ratifikovale Medjunarodnu konvenciju za zaštitu svih ljudi od naslinih nestanaka da to učine i tako omoguće njeno stupanje na snagu u Novoj 2010-oj.
Spriječimo nekažnjavanje i nasilne nestanke!
Değerli Arkadaşlar,
Euromediterranean Zorla Kaybettirmeye Karşı Federasyonu (FEMED) 2010 için size en iyi dileklerde bulunuyor. FEMED, yeni yılın sağlık getirmesi ve hiç bir annenin sevdiklerini kaybetme acısını tekrar yaşamamasını diler.
Bu vesileyle FEMED, ‘’Herkesi Zorla Kaybettirmeden Koruma Uluslararası Antlaşması’’nı onaylamayan devletlere, 2010’nun antlaşmanın yürürlük yılı olması için çağırıda bulunuyor.
Yargısız infaz ve zorla kaybettirmeleri durdurun !
أيها الأصدقاء ،
يسر الفيدرالية الأورومتوسطية ضد حالات الاختفاء القسري (FEMED) أن تتقدم لكم بأطيب التمنيات للعام 2010.
نأمل أن يكون هذا العام الجديد حاملاً للحقيقة والعدالة. إننا و بإستمرار ومن خلال عملنا ، نأمل بشدة أن لا تتعرض أي أُمٍ من جديد للمعاناة التي يسببها فقدان أحد الأحباء.
من هذا المنطلق ندعو جميع الدول التي لم تقدم على التصديق على الاتفاقية الدولية لحماية جميع الأشخاص من الاختفاء القسري أن تصادق عليها كي يكون العام 2010 سنة دخول الإتفاقية حيز التنفيذ.
فلنوقف الإفلات من العقاب ، والاختفاء القسري!
SAHARA : Le juge espagnol Garzon va dévoiler au grand jour les crimes de Rabat
Etranger (Mercredi 06 Janvier 2010)
Il se rendra dans les camps sahraouis pour enquêter sur le génocide marocain au Sahara occidental
Le juge espagnol Garzon va dévoiler au grand jour les crimes de Rabat
Par : Merzak Tigrine
Lu : (2155 fois)
Après avoir accepté, dans un premier temps, les plaintes de citoyens sahraouis contre des responsables militaires et politiques marocains pour “génocide et crimes de guerre”, le magistrat espagnol passe à l’acte en se rendant dans les prochains jours dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf afin d’entendre les témoins pour ficeler le dossier.
Ce que redoutaient les autorités marocaines, à savoir l’ouverture d’une enquête officielle du magistrat espagnol Baltasar Garzon suite à soin acceptation de la plainte, déposée par des Sahraouis auprès de la justice madrilène pour “génocide et crimes de guerre” contre des responsables politiques et militaires marocains, est arrivé.
En effet, selon la radio espagnol Cope, le juge espagnol a décidé de rendre, dans les prochains jours, dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf pour auditionner treize témoins sahraouis, dans le cadre de son enquête. La même source a indiqué que “dans les camps de réfugiés, le juge Garzon auditionnera un total de treize témoins sahraouis accusant 32 responsables politiques et militaires marocains de crimes de guerre et génocide contre le peuple sahraouis”, depuis 1975, date de l’occupation militaire du Sahara occidental par le Maroc.
Célèbre pour ses nombreuses enquêtes sur le terrorisme, Baltasar Garzon, qui fait partie de l’audience nationale espagnole, la plus haute instance pénale du royaume ibérique, avait accepté en septembre 2006 une plainte de citoyens sahraouis et de plusieurs organisations sahraouies et espagnoles de droits humains pour “délit de génocide, assassinat et torture commis par l’État marocain au Sahara occidental”. Se déclarant “compétent” pour instruire cette plainte, il avait déjà auditionné, en décembre 2007 à Madrid, quatre témoins sahraouis, entamant ainsi officiellement la procédure d’enquête sur le génocide du peuple sahraoui.
Les auteurs de la plainte sont l’Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa),
L’avocat à l’origine du dépôt de la plainte avait précisé que “les crimes internationaux mentionnés portent sur des actes de génocide, torture, disparitions forcées de personnes, séquestrations, assassinats et blessures”. Il a également expliqué que “dans la plainte, sont relatées les circonstances dans lesquelles ont été perpétrés ces actes, comment 40 000 Sahraouis avaient dû fuir leur pays, comment ils étaient séquestrés, torturés, parfois jetés depuis des hélicoptères dans le vide, comment d'innombrables crimes étaient commis contre eux et tous les actes relevant du génocide”. Il est notamment précisé dans la plainte que le massacre du peuple sahraoui s’est prolongé durant plusieurs années durant lesquelles il a été soumis à la domination d’une puissance étrangère l’empêchant d’“exercer librement son droit à l’autodétermination, reconnu par la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’Onu de décembre
Reste à savoir maintenant comment réagiront les autorités marocaines à cette nouvelle démarche du juge Baltazar Garzon, qui ternira l’image de la monarchie en matière des droits de l’homme, alors que Rabat se prévaut d’être un exemple dans ce domaine ?
FEMED: Lazim e têkildarî windayên li Tirkiyeyê hemen bername bê destpêkirin
Sempozyuma Federasyona li Djî Windakirina bi Zarokê ya Welatên Derya Spî û Ewropayê (FEDEM), YAKAYDER û ÎHD'ê li Stenbolê pêk anîn bi dawî bû. Ji Bosna-Hersek, Cezayîr, Fas, Irak, Îspanya, Kibris, Kosova, Libya, Lubnan, Sirbistan û Tirkiyeyê gelek xizmên windayan beşdarî sempozyumê bûn. Encamnameya sempozyumê hate weşandin.
Di encamnameyê de hate daxuyandin ku sempozyumê mijarên wekî mekanîzmaneyê edaleta dema guherînê û bi taybetî komîsyonên edaletê û heqîqetê, potansiyelên wan hatin nirxandin. Di bîldîrgeyê de hate testnîşankirin ku li ser cureyên efûyan, fikirina li ser potansiyela tehlîkeya van efûyan, aparstina hişmendiyê bi teybetî çavkaniyên mafên mirovan. Alîkariya dê ji malbatên windayan re bê kirin û kişfkiina nasnameya cenazeyan û de nîqaş hatin meşandin.
'Lêborî ji malbatan bixwazin'
Di sempozyumê de bang li hemû dewletan hate kirin ku dawiyê li windakirina bi zorê û faaliyetên antî-terorê yên veşartî û dibin sedema winadakirinê bînin û ji boçareseriyekê bi malbatên windayan re diyalogê danên û bidomînin. Di encamnameyê de ev tişt hatin gotn: "Lazim e mafên lêgerîna edalet û heqîqetê yê malbatên windayan b awaye berfireh bê pêşwazîkirin. Divê rêz ji mafên parazvanên mafên mirvan, bi taybetê mafê rêxistinb^nu, îfade û xwepêşandanê re bigire. Lazim e li ber rayagiştî ji mabatên windayan re lêborînê bi xwaze."
'Ji bo windayên li Tirkiyeyê divê cihê agahiyan bê çêkirin'
Di encamnameyê de bang li dewletê hate kirin ku kesên bi keyfî hatine revandin bên berdan û dawî li binpêkirina mafan û tecîza li dijî saziyên mafên miroan berde. Di encamnameyê de wiha hate gotin: "Pêwiste gorên komî bên vekirin, hestiyên wan bên kişfkirin û ji bo windayan cihê agahîyan bê çêkirin. Em bang li Tirkiyeyê dikin ku li hemberî windakirina mirovan xebateka kişfkirina berpirsyaran û girtina wan bide destpêkirin." Di encamnameyê de bagn li rayagiştî ya navneteweyî jî hate kirin ku Peymana li Dijî Windakirina Zorê ya Navneteweyî îmze bikin û mafên serlêdana kesayî ya Komîsyona li Dijî Windakirina Zorê bê dayîn.
| Chanson pour Amine sélectionné au FIFDH de Paris |
Le documentaire d'Alberto Bougleux, "Chanson pour Amine", fait partie de la sélection 2010 du Festival International du Film des Droits de l'Homme de Paris. Chanson pour Amine raconte le drame des disparitions forcées à travers la vie de Nassera Dutour, mère algérienne qui depuis la disparition de son fils Amine en 1997, a décidé de consacrer sa vie à la construction d’un mouvement des familles de victimes. Elle lutte aujourd'hui pour le droit à la mémoire, la vérité et la justice. |
اليوم القرار النهائي بالحراسة على المقابر الجماعية : LIBAN
اليوم القرار النهائي بالحراسة على المقابر الجماعية
ومطالبة بإنشاء "هيئة وطنية لشؤون المفقودين"
بعد نحو اربع سنوات من بدء اجراء فحوص الحمض النووي للتعرف الى هويات عسكريين مدفونين في مقابر وزارة الدفاع في اليرزة، اقتنعت عائلة الجندي المفقود جوني ناصيف بالخضوع لهذه الفحوص ليتبين ان واحدا من الرفات الباقين مجهولين يعود فعلا الى هذا الجندي الشهيد الذي قضى مع رفاقه في معارك 13 تشرين الاول 1990، وهو ما كان شبه مؤكد لدى الفريق العامل على هذه القضية منذ تشرين الثاني 2005. ويبدو ان التعب المضني والالم اللذين اهلكا عائلة ناصيف، وخصوصا والدته المناضلة فيوليت، اضافة الى الوعود الكاذبة وعمليات الابتزاز التي تعرضت لها كانت كلها اسبابا وجيهة للمرور بهذا الامتحان الصعب والوصول الى هذه النتيجة المؤلمة التي وضعت حدا لاربعة اعوام من العذاب. ومع عثور بعثة بريطانية على رفات الصحافي البريطاني اليك كوليت في بلدة عيتا الفخار والمفقود منذ 24 عاما، سلطت الاضواء مجددا على قضية المفقودين والمخطوفين اللبنانيين، وعلى ضرورة ايلاء هذا الملف الانساني الاهمية الكبيرة التي يستحقها ومعالجتها بجدية لاقفال واحد من اصعب ملفات الحروب الاهلية والدولية التي يمر بها اي بلد، ووجوب المبادرة فورا الى انشاء هيئة وطنية لمعالجة قضية المفقودين تنكبّ على وضع الحلول والآليات لمعالجة ملف المخفيين قسرا من لبنانيين وغير لبنانيين مقيمين على الاراضي اللبنانية سواء كانوا في البلد او خارجه بدءا من 13 نيسان 1975 ولغاية تاريخه.
قبل سنتين طالب الاهالي بهذه الهيئة، ووجهت 17 جمعية وهيئة مدنية وانسانية رسالة الى رئيس الجمهورية بتاريخ 21 تموز 2008 تضمنت توصية بتشكيل هيئة خاصة باسم " الهيئة الوطنية لكشف مصير المخفيين قسرا " وارفقتها بمشروع لانشائها، وطلب اليهم مناقشتها مع وزيري الداخلية والعدل اللذين وافقا عليها، ورفعها الاخير الى امانة سر مجلس الوزراء في نيسان الفائت. وحتى اليوم لا جواب. مع الاشارة الى ان وجودها هناك يسهل على الحكومة الحالية اصدار مرسوم تشكيلها.
- تأمين حق العائلات في معرفة مصير ذويها المخفيين قسراً.
- مساعدة السلطات والهيئات المعنية في اتخاذ الاجراءات الضرورية لمعالجة حالات الإخفاء القسري.
- رفع التوصيات المناسبة الى كل السلطات المعنية تحقيقاً لحل نهائي وعادل لقضية المخفيين قسراً.
ولخص مهماتها بالآتي :
1- اجراء مسح شامل للمخفيين قسرا على الاراضي اللبنانية وإنشاء بنك معلومات يتضمن كل ما يلزم لتحديد هوية كل منهم بما فيها معلومات الحمض النووي. اذ يقال ان هناك 17 ألف مفقود. فمن يؤكد هذا الرقم؟ ومن يعرف اذا كان العدد اكثر او اقل؟
2 - تصنيف حالات الاخفاء القسري بحسب الجهة المسؤولة: سوريا، الفلسطينيون، الاحزاب والميليشيات...
3 - انشاء بنك معلومات واجراء فحص الحمض النووي لكل اهالي المفقودين ووضع المعلومات في مركز رئيسي.
4 - تحديد دقيق لاماكن المقابر الجماعية في لبنان بناء على استقصاء معلومات من الاهل والاحزاب والميليشيات، على ان يتم التعاطي بسرية تامة مع هذه المعلومات الشخصية التي ليس هدفها التشهير بل الحصول على كل ما يساعد لمعرفة مصير الاشخاص الذين تسأل عنهم، وفقا للقانون الذي تم التعامل به في الارجنتين.
5 - إنشاء بنك معلومات عن أماكن المقابر الجماعية والفردية وتسليمه إلى السلطات المعنية كي يصار إلى نبشها وتحديد هوية الجثث المدفونة فيها، وتحديد المعايير التي يتعين اتباعها في عملية النبش.
6 - رفع التوصيات الى الحكومة حول الآليات الواجب اتباعها لإنصاف ضحايا الإخفاء القسري وعائلاتهم.
ويشير المشروع الذي رفعته الجمعيات والاهالي الى ضرورة ان تتمتع الهيئة بالصلاحيات الضرورية لتنفيذ مهماتها بالشكل الكامل بما فيها:
- الاستعانة بأجهزة الدولة العسكرية و القضائية والإدارية لتنفيذ أهدافها.
- الاستعانة بالخبرات المحلية والدولية اللازمة لإنجاز عملها.
- الاستماع إلى شهادات الأهالي والى الشهود كلما دعت الحاجة إلى ذلك.
ويقترح ايضا ان تنشأ الهيئة بمرسوم يصدر عن مجلس الوزراء لمدة سنتين قابلتين للتمديد، وان تتألف من ممثل عن كل من: لجنة حقوق الإنسان النيابية، وزارة العدل، وزارة الداخلية والبلديات، وزارة الدفاع الوطني، وزارة الصحة، لجان أهالي المفقودين، والجمعيات العاملة على الإخفاء القسري، على ان تضم بصفة مراقبين دوليين ولتقديم المساعدة التقنية ممثلا عن مكتب المفوض السامي لحقوق الانسان في الأمم المتحدة وآخر عن اللجنة الدولية للصليب الأحمر. ويجب ان ترئسها شخصية مستقلة ونزيهة وتتمتع بالخبرة والدراية والكفاية في مجال الإخفاء القسري ولا تنتمي إلى أية جهة سياسية ومن غير موظفي الدولة. وتضع الهيئة بنفسها نظامها الداخلي ونظام عملها.
الاهالي يريدون اجابات ولا يستطيعون الانتظار اكثر، وبين ان لا نعمل شيئا او ان نعطي جوابا للاهالي، فضلنا اللجوء الى انشاء هذه الهيئة التي تعطي جوابا ولا تتسبب بحرب اهلية ثانية كما يتحججون".
وعن مصير اللجنة اللبنانية – السورية الحالية قال: " لا نريد انكار عملها او رمي النار عليها، لكنها لم تعط اي نتيجة حتى الآن لأن الموقف السوري لا يزال هو ذاته بالاصرار على عدم وجود احد. يقول السوريون ان هناك 1200 سوري مفقودون من دون اعطاء براهين، كيف نقبل نحن ذلك ولا يقبلون هم ان نقول ان هناك مفقودا لبنانيا واحدا في سوريا، والكل يعلم ان الجيش السوري كان له دور فاعل في الساحة اللبنانية؟".
ويشار الى ان ذكر المقابر الجماعية ورد حرفيا في الفقرة الثالثة من بند "الاستنتاج" في تقرير ابو اسماعيل: "حيث ان كل التنظيمات والميليشيات المسلحة قامت بعمليات تصفية جسدية متبادلة خلال فترة الاحداث، وقد ألقيت الجثث في اماكن مختلفة من بيروت وجبل لبنان والشمال والبقاع، وتم دفن البعض منها في مقابر جماعية موجودة داخل مدافن الشهداء في منطقة حرج بيروت ومدافن مار متر في الاشرفية ومدافن الانكليز في التحويطة، كما تم القاء البعض منها في البحر(...)".
وفي حديث الى " النهار " نشر في 3 آب 2000، اكد العميد ابو اسماعيل "اكتشاف مدافن جماعية في عدد من المناطق اللبنانية مثل مدافن التحويطة ومار نوهرا ومار متر وجبانة الشهداء وفي منطقة المرامل والحرج والكرنتينا حيث عمد اصحاب احد العقارات الذين كانوا ينوون انشاء مبنى هناك الى نقل الجثث بالشاحنات ورميها في وادي الجماجم. وكان بعضها يرمى في الآبار، كما وجدت بعض الجثث المتفرقة ملقاة هنا وهناك في الجبال والحقول، الى مقابر جماعية في المناطق التي شهدت حروبا ونزاعات مثل سوق الغرب والشوف وتل الزعتر (...)". ولفت الى ان " هناك بعض المدافن الجماعية التي يعرف القيمون عليها اسماء الاشخاص الذين دفنوا فيها (...)". وعرض علينا في حينه صورا لعظام ومقبرة جماعية تحاشت " النهار" نشرها احتراما للموتى والشهداء.
فماذا سيتضمن القرار النهائي اليوم؟ الاهالي ينتظرون من القضاء حكم العدالة والحق في معرفة مصير احبائهم.
SYRIE : Où est Nizar Ristnawi ?
PRESS RELEASE
SYRIA: Where is Nizar Ristnawi?
Paris-Geneva, December 22, 2009. The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, a joint programme of the International Federation for Human Rights (FIDH) and the World Organisation Against Torture (OMCT), the Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN) and the Euro-Mediterranean Federation against Enforced Disappearances (FEMED) express their deepest concern about the disappearance of Mr. Nizar Ristnawi, founder of the Arab Organisation for Human Rights in Syria and member of the Committee for the Defence of Democratic Freedoms and Human Rights in Syria.
Mr. Nizar Ristnawi should have been released eight months ago, in April 2009. However, at the date of issuing this press release, his whereabouts remain unknown.
Mr. Nizar Ristnawi was arrested in April 2005 after a conversation he had on human rights and other issues was overheard by a member of the security and intelligence services. He was subsequently convicted of “spreading false news” and “insulting the President of the Republic”, and sentenced to four years’ imprisonment on November 19, 2006 after an unfair trial before the Supreme State Security Court (SSSC) of Syria.
In March 2009, the UN Working Group on Arbitrary Detention (WGAD) released an opinion that Mr. Nizar Ristnawi imprisonment was arbitrary. The WGAD stated that his imprisonment could not be justified on any legal basis and was the result, on the one hand, of his exercising his right to freedom of expression and, on the other, of the gravity of the SSSC’s non-observance of international standards for fair trial.
Since April 2005, Mr. Nizar Ristnawi was detained in the Sednaya Military Prison, which was the scene of violent events on July 5, 2008 during which at least 17 detainees and five other people were killed. The Syrian authorities imposed a total information black-out on the events and have neither announced the names of those who were killed or injured nor provided any information as to whether an investigation was carried out. Prison visits have been prevented and Mr. Ristnawi's family has had no contact with him since the end of June
The Observatory, EMHRN and FEMED fear for Mr. Nizar Ristnawi’s physical and psychological integrity and are deeply concerned by his disappearance, which seems to merely aim at sanctioning his human rights activities.
The Observatory, EMHRN and FEMED therefore urge the Syrian authorities to guarantee in all circumstances the physical and psychological integrity of Mr. Nizar Ristnawi, to take prompt action in order to disclose his whereabouts and to release him, as well as to ensure that an immediate, effective, thorough and impartial investigation into the above-mentioned facts is conducted, the result of which must be made public, in order to identify all those responsible, bring them before a competent, independent and impartial tribunal and apply to them the penal, civil and/or administrative sanctions provided by the law.
The Observatory, EMHRN and FEMED more generally call upon the Syrian authorities to put an end to any kind of harassment - including at the judicial level - against all human rights defenders in Syria, in conformity with the 1998 UN Declaration on Human Rights Defenders as well as with international and regional human rights instruments ratified by Syria.
For further information, please contact:
· FIDH: Gael Grilhot / Karine Appy, + 33 1 43 55 25 18
· OMCT: Delphine Reculeau: + 41 22 809 49 39
· EMHRN: Marc Degli +45 32 64 17 16
· FEMED: Nassera Dutour: + 33 1 42 05 06 22 / + 33 6 13 07 29 13
بيان صحفي
سوريا: أين هو نزار رستناوي؟
باريس-جينيف،22 كانون الأول / ديسمبر 2009. مرصد حماية المدافعين عن حقوق الإنسان، وهو برنامج مشترك بين الفدرالية الدولية لحقوق الإنسان والمنظمة العالمية لمناهضة التعذيب، والشبكة الأورو-متوسطية لحقوق الإنسان والفدرالية الأورو-متوسطية لمناهضة الاختفاءات القسرية يعبرون عن قلقهم العميق إزاء اختفاء السيد نزار رستناوي، مؤسس المنظمة العربية لحقوق الإنسان في سوريا وعضو لجان الدفاع عن الحريات الديمقراطية وحقوق الإنسان في سوريا.
كان يفترض أن يفرج عن السيد نزار رستناوي منذ ثمانية أشهر، في نيسان / أبريل 2009. ومع ذلك ، يظل مكان وجوده مجهولا، إلى يوم صدور هذا البيان الصحفي.
السيد نزار رستناوي اعتقل في نيسان / أبريل 2005، بعد أن سمعه أحد عناصر أجهزة الأمن والاستخبارات وهو يتحدث حول موضوع حقوق الإنسان وقضايا أخرى. ووجهت إليه بعد ذلك تهمة "نشر أخبار كاذبة" و "إهانة رئيس الجمهورية"، وحكم عليه بالسجن أربع سنوات في 19 تشرين الثاني / نوفمبر 2006 بعد محاكمة جائرة أمام محكمة أمن الدولة العليا في سوريا.
في شهر آذار / مارس 2009، أعلن الفريق العمل المعني بالاحتجاز التعسفي والتابع للأمم المتحدة أن اعتقال السيد نزار رستناوي تعسفي. وصرح أن قرار سجنه لا يستند إلى أي أساس قانوني وأنه راجع من ناحية، إلى ممارسته لحقه في حرية التعبير، ومن ناحية أخرى، لعدم مراعاة محكمة أمن الدولة العليا للمعايير الدولية فيما يخص المحاكمات العادلة وذلك بشكل صارخ.
منذ نيسان / أبريل 2005، كان السيد نزار رستناوي معتقلا في سجن صيدنايا العسكري الذي كان مسرحا لأحداث دامية يوم 5 تموز / يوليو 2008 قتل خلالها ما لا يقل عن 17 معتقلا وخمسة أشخاص آخرين. فرضت السلطات السورية تعتيما إعلاميا كاملا على تلك الأحداث، ولم تعلن عن أسماء الذين قتلوا أو جرحوا، ولم تقدم أية معلومات بشأن ما إذا كان هناك تحقيق جار. وقد منعت الزيارات إلى السجن، ولم تتمكن عائلة السيد رستناوي من الاتصال به منذ أواخر حزيران / يونيو 2008. وفي أيار / مايو 2009، عندما ذهب إخوته إلى فرع الأمن العسكري في مدينة حماة، حيث كان السيد رستناوي محتجزا في البداية، ليسألوا عن مكان وجوده، لم تعط لهم أية معلومات.
إن المرصد والشبكة الأورو- متوسطية و الفدرالية يخشون على سلامة السيد نزار رستناوي الجسدية والنفسية ويشعران بقلق عميق إزاء اختفائه الذي يبدو أن الهدف من ورائه هو معاقبته على أنشطته في مجال حقوق الإنسان.
وعليه، فإن المرصد والشبكة الأورو- متوسطية و الفدرالية يحثون السلطات السورية على ضمان السلامة الجسدية والنفسية للسيد نزار رستناوي في كل الظروف وعلى اتخاذ إجراءات فورية من أجل الكشف عن مكان وجوده والإفراج عنه، وعلى إجراء تحقيق فوري وفعال وشامل وحيادي حول الأحداث المذكورة أعلاه، ونشر نتائجه، من أجل تحديد هوية جميع المسؤولين عنها وتقديمهم لمحكمة مختصة ومستقلة ومحايدة، وتسليط عقوبات جنائية ومدنية و/أو إدارية عليهم وفقا لما ينص عليه القانون.
وعلى صعيد أعم، يدعو كل من المرصد والشبكة الأورو- متوسطية والفدرالية الأوروبية المتوسطية لمناهضة الاختفاءات القسرية السلطات السورية إلى وضع حد لكل أنواع المضايقات - بما في ذلك المضايقات القضائية - ضد جميع المدافعين عن حقوق الإنسان في سوريا، وفقا لإعلان الأمم المتحدة بشأن المدافعين عن حقوق الإنسان لعام 1998 ووفقا للصكوك الدولية والإقليمية الخاصة بحقوق الإنسان والتي صادقت عليها سوريا.
لمزيد من المعلومات، الرجاء الاتصال بـ:
· الفدرالية الدولية لحقوق الإنسان: غايال غريلو Gael Grilhot / كارين آبي Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18
· المنظمة العالمية لمناهضة التعذيب: دلفين روكولو Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39
· الشبكة الأورو-متوسطية لحقوق الإنسان +45 32 64 17 16 : Marc Degli:
· الفدرالية الأورو-متوسطية لمناهضة الاختفاءات القسرية+33 142 05 06 22 : Nassera Dutour
MAROC : Résolution sur la Troisième rencontre euromed
Résolution concernant le Maroc
De la troisième rencontre des Familles de Dıparus du bassın méditerranéen le 11,12 et 13 décembre 2009 à Istanbul
Le Maroc a été représenté par le comité des familles des disparition force et victimes de la disparition Forcée, l’association marocaine des droits humains l’organisation marocaine de droits humains, l’association des parents et amis des familles des disparus au Maroc.
En marge de cette rencontre s’est tenue l assemblée générale de la FEMED. Les participants a cette AG tout en rendant hommage au combat du mouvement des droits de l’homme au Maroc particulièrement aux familles des disparus et des victimes de la disparition forcée, soutiennent leurs revendications essentielles sur la nécessité pour les responsables marocains de :
- publier les listes nominales et définitives des disparus dont le sort n’a pas été élucidé,
- la restitution des dépouilles et la publication des résultats des analyses d’ADN
- la mise en œuvre de toutes les recommandations de l’IER notamment celle concernant la stratégie nationale de lutte contre l’impunité,
- la ratification des conventions internationales se rapportant aux droits humains dont celle relative a la disparition forcée.
La réalisation de ces revendications contribuera à l’aboutissement légitime de la dynamique entamé au Maroc en la matière,
Les participants partagent les inquiétudes du mouvement marocain des droits de l ‘homme sur la résurgence actuelle des pratiques d enlèvements et de séquestration.
Les participants soulignent la nécessité de promouvoir rapidement les mesures et moyens d'empêcher la répitition des violations graves des droits de l’homme, plus particulièrement la disparition forcée.
الفيدرالية الأورومتوسطية ضد الإختفاء القسري
قرار صادر على هامش اللقاء الثالث الأورومتوسطي
لعائلات المختطفين مجهولي المصير
11. 12 .13 دجنبر 2009 في اسطنبول : حالة المغرب
انعقد في 11. 12 .13 دجنبر 2009 باسطنبول اللقاء الثالث الأورومتوسطي لعائلات المختطفين مجهولي المصير بحضور ممثلين من: (المغرب ، الجزائر ، تركيا ، سوريا ، لبنان ، ليبيا ، العراق ، قبرص ، البوسنة ، كوسوفو ، وصربيا) ، و ممثلو عدد من المنظمات الدولية.
وقد كان المغرب ممثلا بلجنة عائلات المختطفين مجهولي المصير ، والجمعية المغربية لحقوق الإنسان، والمنظمة المغربية لحقوق الإنسان ، وجمعية أقارب وأصدقاء عائلات المختطفين مجهولي المصيربالمغرب.
وعلى هامش هذا اللقاء، عقد الجمع العام للفيدرالية الأورومتوسطية ضد الإختفاء القسري، وقد حيى المشاركون في هذا الجمع العام ، نضال حركة حقوق الإنسان المغربية، وخاصة نضال لجنة عائلات المختطفين مجهولي المصير ، كما عبروا عن دعمهم لمطالبهم الرئيسية التالية :
* نشر القوائم النهائية بأسماء المختطفين وكشف الحالات التي لازالت مجهولة المصير.
* تسليم الجثامين المتعرف عليها، ونشر نتائج تحاليل الحمض النووي المستخلصة من العائلات.
* تنفيذ جميع التوصيات الصادرة عن هيئة الإنصاف والمصالحة، ولا سيما منها تلك المتعلقة بوضع استراتيجية وطنية لمناهضة الإفلات من العقاب.
* التصديق على الاتفاقيات الدولية المتعلقة بحقوق الإنسان بما فيها تلك المتصلة بالاختفاء القسري.
وقد اعتبر المشاركون أن تحقيق هذه المطالب سوف يساهم في إقرار مشروعية الدينامية التي بدأت في هذا المجال بالمغرب، وعبروا في الوقت نفسه عن مشاركتهم حركة حقوق الإنسان المغربية في القلق الذي تبديه من تجدد ممارسة الاختطاف والإعتقال التعسفي ، وتشديدهم على ضرورة الإسراع بوضع إجراءات ووسائل عمل لمنع تكرار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان ، وخصوصا الإختفاء القسري.
اسطنبول 14 دجنبر2009
ملحوظة: وجب التنبيه إلى أن الصيغة الأصلية للقرار وضعت بالفرنسية ( تجدونها رفقته)
Déclaration de la Troisième Rencontre Euro-méditerranéenne des Familles de Disparus
English and Turkish below
Les 11, 12 et 13 décembre 2009, les associations de familles de disparus venues de toutes la région euro-méditerranéenne – Algérie, Espagne, Irak, Chypre, Turquie, Maroc, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Kosovo, Liban, Libye – et des autres continents, des ONG turques et internationales ainsi que des experts se sont réunis autour du thème « la justice transitionnelle et les disparitions forcées, dans le cadre de la Troisième Rencontre Euro-méditerranéenne des Familles de Disparus. Cet événement a été organisé par la Fédération Euro-méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED), en partenariat avec YAKAY-Der, Mères pour la Paix et la Ligue turque des droits de l’Homme (IHD).
D’une part, la Rencontre a permis aux participants de mieux connaître les différents mécanismes de justice transitionnelle et en particulier les commissions de vérité et de justice, leurs potentiel et leurs limites ; de mieux analyser les tensions qui existent entre les objectifs de la paix et de la justice ; de réfléchir sur les potentiels et les dangers des différents types d’amnistie ; de mettre l’accent sur la préservation de la mémoire et en particulier des archives de droits de l’Homme ; de souligner l’importance des réparations pour les familles de disparus, en tenant compte de l’impact différencié des violations sur les hommes et les femmes ; de mieux faire connaître les organisations et les technologies qui visent à identifier les dépouilles.
Au terme de ces trois jours de travaux, les participants de la Troisième Rencontre Euro-méditerranéenne des Familles de Disparus appellent :
Les Etats de la région à :
- Mettre fin immédiatement à la pratique des disparitions forcées ;
- Mettre fin aux détentions au secret sous couvert de la « lutte contre le terrorisme » ;
- Entamer ou poursuivre le dialogue avec les associations de familles de disparus pour parvenir à un règlement intégral de la question des disparus ;
- Rendre effectifs les droits à la Vérité, à la Justice et à la Réparation intégrale des victimes de disparitions forcées et de leurs familles ;
- Faciliter le travail de préservation de la mémoire, notamment par la protection des archives,
- Faciliter la recherche et l’établissement de la vérité par la protection des charniers et des lieux de détentions secrets ;
- Respecter les droits des proches de disparus et des défenseurs des droits de l’Homme, en particulier leur droit à la liberté d’association, d’expression et de manifestation.
- Reconnaître officiellement la responsabilité de l’Etat dans les disparitions forcées et de présenter des excuses publiques.
Les autorités turques à :
- Libérer les détenus emprisonnés arbitrairement et arrêter le harcèlement des défenseurs des droits humains ;
- A entreprendre immédiatement un programme indépendant d’exhumation et d’identification des dépouilles et leur restitution à leurs familles qui se trouvent dans des charniers, en particulier dans les provinces kurdes ;
- Etablir un fichier centralisé sur les données génétiques des familles de disparus et des dépouilles ;
- D’entreprendre des poursuites pénales pour établir les responsabilités individuelles et sanctionner les auteurs de disparitions forcées.
La communauté internationale à :
- Signer et ratifier la Convention Internationale pour la Protection de toutes les personnes contre les Disparitions Forcées et à reconnaître la compétence du Comité contre les disparitions forcées à recevoir des plaintes individuelles ;
- Renforcer des mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme ayant la compétence de traiter des cas de disparitions forcées et notamment le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.
Declaration of the Third Euro-Mediterranean Meeting of the Families of the Disappeared
On December 11, 12 and 13, the associations of the families of the disappeared from all the region – Algeria, Spain, Iraq, Cyprus, Turkey, Morocco, Bosnia-Herzegovina, Serbia, Kosovo, Lebanon, Libya – and from other continents, also several Turkish and international NGOS as some experts met on the thematic of “transitional justice and enforced disappearances”, within the framework of the Third Euro-Mediterranean Meeting of the Families of the Disappeared. This event was organized by the Euromed Federation against Enforced Disappearances (FEMED), in partnership with YAKAY-Der, Mothers for peace and the Turkish Human Rights Association (IHD).
On the one hand, the Meeting has allowed the participants to know better the different mechanisms of transitional justice and particularly the Truth and Justice Commissions, their potential, their limits; to improve the analyze on the tensions which exist between the objectives of peace and justice; to have a reflexion on the potentials and the dangers of the different types of amnesty; to stress on the preservation of Memory and particularly the Human Rights archives; to underline the importance of the reparations for the families of the disappeared; to promote the organizations and the technologies which aim to identify the bodies.
At the end of these three days, the participants of the Euro-mediterranean Meeting of the Families of the Disappeared call
The countries of the region to :
- put immediately an end to the practise of enforced disappearances;
- to put an end to the secret detentions within the framework of the counter-terrorism;
- to begin or to continue the dialog with the associations of the families of the disappeared in order to have an integral solution to the disappeared issue;
- to give effectivity to the rights to Truth, Justice, and integral reparation to the victims of the enforced disappearances and their families;
- to facilitate the research and the establishment of Truth with the protection of the mass graves and the places of secret detentions;
- to respect the rights of the relatives and the Human Rights defensors, particularly their right to the freedom of association, of expression and of demonstration.
- To recognize officially the responsibility of the State in the enforced disappearances and to apologize publically.
The Turkish authorities :
- to release the persons who are arbitrarily detained and to stop the harassment against human rights defensors;;
- to start immediately an independent program of exhumation and identification of the bodies and to give it back to their families in order for them to find the mass graves, particularly the Kurdish provinces;
- to establish a centralized data base of the genetic information of the families of the disappeared and of the bodies;
- to start prosecutions in order to establish the individual responsibilities and to sanction the authors of enforced disappearances.
The international community:
- to sign and ratify the International Convention for the Protection of all persons from Enforced Disappearances and to recognize the competence of the Committee against Enforced Disappearances to receive individual complaints.
- to reinforce the international mechanisms for the protection of human rights which have the competence to deal with the cases of enforced disappearances, notabily the Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances.
Kayıp Aileleri Üçüncü Avrupa-Akdeniz Buluşması Bildirgesi
11, 12 ve 13 Aralık tarihlerinde bütün bölgeden – Bosna-Hersek, Cezayir, Fas, Irak, İspanya, Kıbrıs, Kosova, Libya, Lübnan, Sırbistan, Türkiye – ve diğer kıtalardan kayıp aileleri dernekleri, ayrıca Türkiye’den ve dünyadan çeşitli STK’lardan uzmanlar, Kayıp Aileleri Üçüncü Avrupa-Akdeniz Buluşması çerçevesinde “geçiş dönemi adaleti ve zorla kaybettirmeler” temalı bir toplantı gerçekleştirdi. Bu etkinlik Zorla Kaybettirmelere Karşı Avrupa-Akdeniz Federasyonu (FEMED) tarafından Yakay-Der, Barış Anneleri ve Türkiye İnsan Hakları Derneği (İHD) ile ortaklık halinde örgütlendi.
Bu Buluşma katılımcılara geçiş dönemi adaletinin farklı mekanizmaları ve özellikle de Hakikat ve Adalet Komisyonları, bunların potansiyelleri ve sınırları konusunda daha iyi bilgi edinme; barış ve adalet amaççarı arasında bulunan gerilimleri çözümleme; farklı af türlerinin potansiyelleri ve tehlikeleri konusunda düşünme; Hafızanın ve özellikle de İnsan Hakları arşivlerinin korunmasını vurgulama; kayıp ailelerine sağlanacak onarımın öneminin altını çizme; ve cesetlerin kimliğinin belirlenmesine yönelik kuruluş ve teknolojileri geliştirme olanağı sağladı.
Bu üç günün sonunda, Kayıp Aileleri Üçüncü Avrupa-Akdeniz Buluşması katılımcıları bölge ülkelerini
- zorla kaybetme uygulamasına derhal son vermeye;
- karşı-terörizm faaliyetleri çerçevesinde gizli alıkoyma uygulamasına son vermeye;
- kayıplar sorununa bütünlüklü bir çözüm sağlamak amacıyla kayıp aileleri dernekleriyle bir diyalog başlatma ve sürdürmeye;
- Hakikat ve Adalet haklarına ve zorla kayıp mağdurları ve ailelerinin bütünlüklü bir onarım görme hakkına etkinlik kazandırmaya;
- toplu mezarların ve gizli alıkoyma yerlerinin koruma altına alınarak Hakikatin araştırılmasını ve ortaya çıkarılmasını sağlamaya;
- yakınlarının ve İnsan Hakları savunucularının haklarına, özellikle onların örgütlenme, ifade ve gösteri yapma haklarına saygı göstermeye;
- zorla kaybettirmeler konusunda Devlet’in sorumluluğunu resmi olarak kabul etme ve kamuoyu önünde özür dilemeye
davet etmektedir.
Türk yetkilileri ise
- keyfi olarak alıkonulan insanları serbest bırakmaya ve insan hakları savunucularını taciz etmeye son vermeye;
- özellikle Kürt illerindeki toplu mezarlarda bulunan cesetlerin toprak altından çıkartılması ve kimliklerinin saptanmasına yönelik olarak derhal bağımsız bir program başlatmaya;
- kayıp ailelerinin ve cesetlerin genetik bilgilerini içeren merkezi bir veritabanı kurmaya;
- bireysel sorumlulukları saptamak ve zorla kaybettirme işlemini yapanlara yaptırımlar uygulamak üzere kovuşturma sürecini başlatmaya
davet edilmektedir.
Uluslararası toplum ise
Declaració de la Tercera Trobada Euromediterrània de Famílies de Desapareguts
Els dies 11, 12 i 13 de desembre del 2009, les associacions de famílies de desapareguts vingudes de tota regió euromediterrània - Algèria, Espanya, Irak, Xipre, Turquia, Marroc, Bòsnia-Herzegovina, Sèrbia, Kosovo, Líban, Líbia - i d'altres continents, ONGs turques i internacionals, així com experts es reuniren al voltant del tema "La Justícia transicional i les desaparicions forçoses", en el marc de la Tercera Trobada Euromediterrània de Famílies de Desapareguts. Aquest esdeveniment ha estat organitzat per la Federació Euromediterrània contra les Desaparicions Forçoses (FEMED), en partenariat amb YAKAY-Der, Mares per la Pau i la Lliga turca dels drets humans (IHD).
Per una banda, la Trobada ha permès als participants de conèixer els diferents mecanismes de justícia transicional i en particular les comissions de veritat i justícia, les seves potencialitats i els seus límits, d'analitzar millor les tensions existents entre els objectius de la pau i de la justícia, reflexionar sobre el potencial i els perills dels diversos tipus d'amnistia, insistir sobre la preservació de la memòria i en particular dels arxius de drets humans; i subratllar la importància de les reparacions per les famílies dels desapareguts, tenint en compte el diferent impacte que les violacions exerceixen sobre homes i dones; donar a conèixer les organitzacions i tecnologies per a identificar les despulles.
A la fi dels tres dies de treballs, els participants de la Tercera Trobada Euromediterrània de Famílies de Desapareguts fan una crida:
Als Estats de la regió a:
- Posar fi immediat a la pràctica de les desaparicions forçoses
- Posar fi a les detencions secretes i encobertes de la "lluita contra el terrorisme"
- Iniciar o seguir amb el diàleg amb les associacions de famílies de desapareguts per tal d'arribar a una solució integral de la qüestió dels desapareguts.
- Fer efectius els drets a la Veritat, la Justícia i la Reparació integral de les víctimes de les desaparicions forçoses i de les seves famílies
- Facilitar la recerca i l'aclariment de la veritat per la protecció de les fosses i dels llocs de detenció secreta
- Respectar els drets dels familiars dels desapareguts i dels defensors dels drets humans, en particular de llur dret a la llibertat d'associació, d'expressió i de manifestació.
- Reconèixer oficialment la responsabilitat de l'Estat en les desaparicions forçoses i presentar disculpes públicament.
Les autoritats turques a:
- Alliberar els detinguts empresonats arbitràriament i aturar l'assetjament dels defensors de drets humans
- Emprendre immediatament un programa d'exhumacions i d'identificació de les despulles i de llur restitució a llurs famílies que es troben en les fosses, en particular a les províncies kurdes.
- Establir un fitxer centralitzat sobre les dades genètiques de les famílies dels desapareguts i les despulles
- Iniciar diligències penals per establir les responsabilitats individuals i sancionar els autors de les desaparicions forçoses
La Comunitat internacional a:
- Signar i ratificar la Convenció Internacional per la Protecció de totes les Persones contra les Desaparicions Forçoses i a reconèixer la competència del Comitè contra les Desaparicions Forçoses per rebre queixes individuals.
- Reforçar els mecanismes internacionals de protecció dels drets humans amb competència per tractar els casos de desaparicions forçoses i en particular el Grup de Treball sobre les desaparicions forçoses o involuntàries.
PROGRAMME / PROGRAM Istanbul
PROGRAMME
TROISIEME RENCONTRE EUROMEDITERRANEENNE
DES FAMILLES DES DISPARUS
DISPARITIONS FORCEES ET JUSTICE TRANSITIONNELLE
11, 12 et 13 DECEMBRE 2009
En partenariat avec :
Mères pour la paix, YAKAY-Der, et l’IHD
Soirée du 11 décembre 2009
18h00: Allocutions d’ouverture
Nassera Dutour, Présidente de
Mustafa Emrah Şeyhanlıoğlu, Membre du Comité Exécutif, Réseau Euro-Méditerranéen de Soutien aux Défenseurs des Droits de l’Homme
Laurence Vanpaeschen, Coordinatrice du Réseau Mondial des Mères, Epouses, Sœurs et Filles de Disparus
Darko Göttlicher, Membre du Groupe de Travail sur les Disparitions Forcées ou Involontaires des Nations Unies
Lecture du message de
Lecture du message de Heidi Hautala, Présidente de la Sous-Commission des Droits de l’Homme, Parlement Européen
Hommage aux mères de disparus qui nous ont quittées : Khadidja Nouri (Algérie) et Odette Salem (Liban)
20h00 PM : Cocktail
Matinée du 12 décembre 2009
8h30: Inscription
I. Droit de savoir et mécanismes de justice transitionnelle
Modérateur : Wadih Al-Asmar, Membre du Bureau Exécutif de la FEMED (Confirmé)
9h45 : Qu’est-ce que la justice transitionnelle ?
Cristian Correa, Centre International pour la Justice Transitionnelle
10h00: Justice « classique » et justice « transitionnelle » : état des lieux et perspectives
Eren Keskın, Avocate
10h15: Disparitions Forcées : le droit de savoir
Johanne Levasseur, Comité International de
10h30: Réparation collective et préservation de la mémoire
Gabriella Citroni, Université de Milan
10h45 : Débat
11h30 : Pause café
11h45 : Violations des droits de l’homme et disparitions forcées : le combat des associations turques
Nezehat Teke, Mères pour la Paix
Camal Bektaş, Yakay-der
Muharrem Erbey, Ligue turque des droits de l’homme, section de Diyarbakir
12h30: Expérience chilienne
Cristian Correa, Centre International pour
12h45 : Débat
13h30 : Déjeuner
Après-midi du 12 décembre 2009
II. Amnistie, impunité et justice transitionnelle
Modérateur : Christophe Girod, Committee for Missing Persons (A confirmer)
15h15: La justice contre la paix ?
Pierre Hazan
15h30: Amnistie et les fondements de la Paix
Sofiane Chouiter, Avocat, Barreau de Constantine
15h45: Amnistie, catalyseur de vérité ou impunité cachée
Wadih Al-Asmar, Centre Libanais des Droits Humains (Confirmé)
16h00: Pause café
16h30: Débat
Matinée du 13 décembre 2009
III. La justice transitionnelle répond-t-elle aux besoins des familles de disparus ?
Modérateur : Cristian Correa, ICTJ (A confirmer)
9h45: Peut-on réparer l’histoire ?
Nadire Mater, Journaliste
10h00: Expérience sud-africaine
Ragip Zarakolu, Ligue turque des droits de l’homme – IHD
10h15: L’Instance Equité et Réconciliation au Maroc
Abdelaziz Bennani, Ex-membre de l’IER
10h30: Familles de disparus marocaines : l’insoutenable attente
Moussa Salem, Comité des Familles de Disparus au Maroc
10h45: Programmes de réparations et perspective de genre dans le contexte de la disparition forcée
Julie Guillerot, Centre International pour la Justice Transitionnelle
11h00: Pause café
IV. Identification des victimes : élément essentiel pour les proches de disparus
Modérateur : Muharrem Erbey, Ligue turque des droits de l’homme, section de Diyarbakir (A confirmer)
11h30: Identification des victimes et rôle de la société civile
Adam Boys, Commission Internationale pour les personnes disparues (ICMP)
11h45 : L’expérience chypriote
Christophe Girod, Comite sur les Personnes Disparues à Chypre
12h00 : Expertise médico-légale et charniers en Turquie
Sebmam Kurufincanci (Confirmé)
12h15: Débat
13h15 : Déjeuner
Après-midi du 13 décembre 2009 – Séances plénières
V. Préservation de
Modérateur : Pıerre Hazan (A confirmer)
15h00 : Les archives et les violations graves des droits de l’homme
Perrine Canavaggio, Conseil International des Archives
15h15 : Amérique du sud : la préservation de la mémoire
FEDEFAM
15h30 : Collecte, gestion des informations et bases de données
Monique Crettol, Comité international de la Croix-rouge
15h45 : Pause café
VI. Synthèse finale
Modérateur : Ewoud Plate, Aim for Human Rights
Stratégies régionales et locales de lutte contre les disparitions forcées
16h15: Aileen Bacalso, Asian Federation against Disappearances – AFAD
16h30 : Pervin Buldan, Présidente honorifique de YAKAY-Der
16h45 : Rachid El Manouzi, Secretaıre Generale de la FEMED
17h00 : Pause café
17h15 : Synthèse - La justice transitionnelle et les disparitions forcées : Défis et opportunités
Nassera Dutour, Présidente de la FEMED
Soirée libre

PROGRAM
THIRD EUROMED MEETING OF THE FAMILIES OF THE DISAPPEARED
ENFORCED DISAPPEARANCES AND TRANSITIONAL JUSTICE
DECEMBER 11, 12 AND 13
In partnership with :
Mothers for peace, IHD and Yakay-der
Evening – December 11 2009
6h00 PM: Opening speeches
Nassera Dutour, President of the FEMED
Mustafa Emrah Şeyhanlıoğlu, Member of the Executive Committee of the Euro-Mediterranean Human Rights Network and Turkish Human Rights League
Laurence Vanpaeschen, Coordinator, Coordinatrice du Réseau Mondial des Mères, Epouses, Sœurs et Filles de Disparus
Darko Göttlicher, Member of the United Nations Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances
Message from the International Federation of Human Rights (Confirmed)
Message from Heidi Hautala, Chairwoman of the Subcommittee on Human Rights, European Parliament
Tribute to the mothers of the disappeared who left us: Khadidja Nouri (
8h00 PM: Cocktail
Morning – December 13 2009
8h30 AM : Inscription
I. Right to know and transitional justice mechanisms
Moderator : Wadih Al-Asmar, Membre of the Executive Board of the FEMED
9h45: What is transitional justice?
Cristian Correa,
10h00 AM : “Classical” justice and “transitional” justice: the facts and the perspectives
Eren Keskın, Lawyer
10h15 AM : Enforced disappearances: the right to know
Johanne Levasseur, International Committee of the Red Cross
10h30 AM : Collective reparations and the preservation of memory
Gabriella Citroni, University of Milano
10h45 AM: Debates
11h30 AM: Coffee break
11h45 AM : Human rights violations and enforced disappearances: the struggle of the Turkish associations
Nezehat Teke, Mothers for peace
Camal Bektaş, Yakay-der
Muharrem Erbey, Turkish Human Rights Association (IHD), Section of
12h30 AM : Experience of
Cristian Correa,
12h45 : Debates
13h30 : Lunch
Afternoon – December 13 2009
II. Amnesty, impunity and transitional justice
Moderator : Christophe Girod, Committee for Missing Persons (To be confirmed)
3h15 PM : Justice against peace ?
Pierre Hazan
3h30 PM: Amnesty and the basis of peace
Sofiane Chouiter, Lawyer, Bar of Constantine
3h45 PM : Amnesty, truth catalyser or hidden impunity
Wadih Al-Asmar, Lebanese Centre of Human Rights
4h00 PM : Coffee Break
4h30 PM : Debate
Matinée du 13 décembre 2009
III. Does transitional justice answer to the needs of the families of the disappeared ?
Moderator : Cristian Correa, ICTJ (To be confirmed)
9h45 AM :Can we repair History?
Nadire Mater, Journalist
10h00 AM : Experience of
Ragip Zarakolu, IHD
10h15 AM : The Instance Equité et Réconciliation in
Abdelaziz Bennani, Former member of IER
10h30 AM : The struggle of the Morrocan families of the disappeared
Moussa Salem, Comité des Familles de Disparus au Maroc
10h45 AM: Reparation programs and gender approach within the context of enforced disappearances
Julie Guillerot, ICTJ
11h00 AM : Coffee Break
IV. Identification of the victims : a key tool for the relatives of the disappeared
Moderator : Muharrem Erbey, Turkish Human Rights Association (IHD), Section of
11h30 AM: Identification of the victims and civil society
Adam Boys, International Commission for Missing Persons
11h45 AM : Experience of
Christophe Girod, Committee on Missing Persons
12H00 PM: Forensic science and mass graves in
Sebmam Kurufincanci
12h15 PM : Debates
1h15 PM : Lunch
Après-midi du 13 décembre 2009 – Séances plénières
V. Préservation de
Moderator : Pıerre Hazan (To be confirmed)
15h00 AM : Archives and serious human rights violations
15h15 AM :
FEDEFAM
15h30 AM : Collect, managing of the information and databases
Monique Crettol, Comité international de la Croix-rouge
15h45 : Coffee Break
VI. Final synthesis
Moderator : Ewoud Plate, Aim for Human Rights
Local and regional strategies of struggle against the enforced disappearances
4h15 PM: Aileen Bacalso, Asian Federation against Disappearances – AFAD
4h30 PM : Pervin Buldan, Honorific President of YAKAY-Der
4h45 PM : Rachid El Manouzi, Secretary General of FEMED
5h00 PM : Coffee break
5h15 PM : Synthesis - Transitional Justice and Enforced Disappearances: Challenges and opportunities
Nassera Dutour, President of the FEMED
La Fédération Euroméditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED),
en partenariat avec
organise la Troisième Rencontre Euroméditerranéenne des Familles de Disparus sur le thème de la « Justice transitionnelle et des disparitions forcées »,
les 11, 12 et 13 décembre prochains, à Istanbul,
a l’hôtel Novotel.
Kazlıçeşme Mh. Kennedy Cd.
34020 Zeytinburnu İstanbul 34020-Turkey
Plusieurs thèmes seront abordés parmi lesquels le concept de justice transitionnelle et les différentes expériences de commissions vérité à travers le monde. Une centaine de personnes d'horizons divers venant d’Europe, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie participeront a cet événement
Pour plus d’informations : virginie.lefevre@disparitions-euromed.org ou
http://federation-euromed.blogspot.com
The Euromed Federation against Enforced Disappearances (FEMED),
in partnership with the Turkish Human Rights League (İnsan Hakları Derneği – IHD), Yakay-der and Mothers for Peace (Bariş Anneleri Inisiyatifi,
is organizing the Third Euromed meeting of the families of the disappeared on the thematic of « Transitional Justice and Enforced Disappearances »,
on December 11th, 12th, 13th, in
at Novotel.
Kazlıçeşme Mh. Kennedy Cd.
34020 Zeytinburnu İstanbul 34020-Turkey
Many thematic will be on the agenda such as the concept of transitional justice, the experiences of truth commissions all around the world. One hundred persons coming from Europe, Africa, Latin America and
For more information: virginie.lefevre@disparitions-euromed.org or
http://federation-euromed.blogspot.com
Avrupa ve Akdeniz bölgeleri Cebrî Kaybedilmeye Karşı Federasyonu (FEMED),
İnsan Hakları Derneği - İHD, YAKAY-der ve Barış Anneler İnisiyatifi katkılarıyla, FEMED tarafından ‘’Euromed kayıp ailelerinin üçüncü buluşması’’ etkinliği düzenleniyor ve ‘’Geçici adalet ve cebrî kaybedilenler’’ konusu ele alınıyor.
11,12 ve13 Aralık İstanbul’da
Novotel’de
Kazlıçeşme Mh. Kennedy Cd.
34020 Zeytinburnu İstanbul 34020-Türkiye
‘’Geçici Adalet Konsepti’’, ‘’Hakikat Komisyonlarının dünya çapındaki deneyimleri’’ ve ‘’bu mekanizmaların kurbanlara neler sağladığı’’ gibi birçok konu ele alınacaktır. Bu etkinliğe Avrupa, Afrika, Latin Amerika ve Asya’dan yüze yakın kişi katılıyor.
Daha fazla bilgi için: virginie.lefevre@disparitions-euromed.org veya
http://federation-euromed.blogspot.com
LIBAN / LEBANON : Décision du juge des référés sur les disparitions forcées
5 منظمات دولية رحبت بمبادرة القضاء بملف المخطوفيــن ودعت الحكومة الى الالتزام بالحكم ومعاونة ذويهم في البحث
المركزية- في خطوة من شأنها ان تشكل دفعاً دولياً لملف المفقودين والمعتقلين اللبنانيين في السجون السورية، اعتبرت خمس منظمات حقوق إنسان دولية الحُكم الصادر من السلطات القضائية اللبنانية والذي يطالب الأمانة العامة لمجلس الوزراء بإمداد المحكمة بالتقرير الكامل غير المنشور والنتائج الخاصة بالتحقيقات التي أجرتها لجنة التحقيق الرسمية للاستقصاء عن مصير جميع المخطوفين والمفقودين في عام 2000، بمثابة "خطوة أولى مُشجّعة على الطريق الصحيح نحو الإقرار بحق أهالي ضحايا الاختفاءات القسرية أثناء عهد الحرب من 1975 إلى 1990 في معرفة ما حدث للمفقودين"، وطالبت "الأمانة العامة لمجلس الوزراء بالالتزام بالحُكم وتوفر نسخ من التقرير وسجلات اللجنة إلى المحكمة، ثم نشر الاثنين وحتى الآن لم تُصدِر الحكومة عن عمل اللجنة سوى ملخص في ثلاث صفحات."
وقالت المنظمات الخمس وهي المركز الدولي للعدالة الانتقالية، هيومن رايتس ووتش، منظمة العفو الدولية، الفدرالية الدولية لحقوق الانسان والفدرالية الأورومتوسطية لمناهضة الاختفاءات القسرية، في بيان اليوم: "انتظر آلاف اللبنانيين لعقود من الزمن كي يعرفوا ما حدث لأحبائهم أثناء فترة الحرب في لبنان. وهذا القرار قد يسمح أخيراً لعائلات المختفين بالتعرف إلى مواقع المقابر الجماعية والتماس الحماية الرسمية للمقابر". وقال محامٍ يمثل أسر المختفين "إن الأسر سيتسنى لها الاطلاع على التقرير لدى تسليمه إلى المحكمة". وأضافت المنظمات الحقوقية: "على الأمانة العامة لمجلس الوزراء الالتزام بحكم المحكمة وأن تُظهر للأهالي المعنيين أن الدولة اللبنانية مستعدة لمعاونتهم على وضع حد لبحثهم الذي طال أجله التماساً لمعلومات عن أقاربهم المفقودين".
الحكم: وذكّرت هذه المنظمات "أن حكم المحكمة التمهيدي صدر ضمن دعوى رُفعت في 29 نيسان 2009 من منظمتين لبنانيتين غير حكوميتين، هما لجنة أهالي المخطوفين والمفقودين في لبنان، ولجنة دعم المعتقلين والمنفيين اللبنانيين. وتهدف القضية إلى تحديد أماكن ثلاث مقابر جماعية وحمايتها، وكانت المقابر قد ذُكرت في الملخص الذي جاء في ثلاث صفحات الصادر بشأن نتائج عمل اللجنة، وتم نشره في تموز 2000. حُكم 23 تشرين الأول التمهيدي متعلق بأحد هذه المواقع، في مقبرة سانت ديميتريوس في بيروت، المعروفة أيضاً باسم مار متر.
LIBAN / LEBANON : Ruling Aids Families of “Disappeared”
For immediate release
Lebanon: Ruling Aids Families of “Disappeared”
Government Should Provide Full Findings of Inquiry into War Era
BEIRUT November 4, 2009 – A decision by Lebanese judicial authorities is an encouraging first step toward recognizing the right of families of victims of enforced disappearances during the 1975-1990 war era to know what happened to them, five international human rights groups said today.
On October 23, 2009, the Juge des Référés (Judge of Summary Procedures of Beirut) issued a decision calling on the Council of Ministers’ secretariat to provide the court with the unpublished full report and results of the investigations conducted by the Official Commission of Investigation into the Fate of the Abducted and Disappeared Persons in 2000. A lawyer for the families of the disappeared said the families will be able to see the report when it is handed to the court.
The groups called on the council’s secretariat to comply with the order by providing copies of the report and its records to the court, and then publishing both. Until now, the government has only made public a three-page summary of the commission’s work.
“Thousands of Lebanese have waited for more than a generation to find out what happened to their loved ones during the turmoil in their country. And this decision may finally allow the families to identify and seek official protection for mass graves sites,” the International Center for Transitional Justice, Human Rights Watch, Amnesty International, the International Federation for Human Rights and the Euro-Mediterranean's Federation Against Forced Disappearances said in a statement. “It paves the way for exhumations that could finally reveal the fate of missing loved ones.”
The preliminary court decision came as part of a lawsuit filed on April 29, 2009 by two Lebanese Non-Governmental Organizations, the Committee of the Families of the Kidnapped and Disappeared in Lebanon (CFKDL) and Support of Lebanese in Detention and Exile (SOLIDE). The lawsuit aims to locate and protect the three mass graves mentioned in the three-page summary of the commission’s findings, released in July 2000. The October 23 preliminary decision pertains to one of these sites, at the St. Demetrious Cemetery in Beirut, also known as Mar Mitr.
“The Council of Ministers secretariat should comply with this court order and show the families that the state of Lebanon is ready to assist them in bringing an end to their long search for information about their missing relatives,” the rights groups said.
The government established the commission for a six-month term in January 2000, to investigate the fate of those who disappeared during the 1975-1990 war in Lebanon. It received 2,046 applications from families of victims. Its “summary report” said “bodies were discarded in different places in Beirut, Mount Lebanon, the North, Bekaa and the South; and some were buried in mass graves.” It mentioned specifically three burial sites (the St. Demetrious Cemetery in Achrafieh, the Martyrs’ Cemetery in Horsh Beirut and the English Cemetery in Tahwita), and reported that some bodies were thrown to the sea.
It concluded that all those missing for more than four years should be considered dead, and instructed the families to apply to the judicial authorities to register the death of their relatives. No measures have been taken to protect the sites of mass graves.
It is believed that 17,000 persons disappeared in Lebanon between 1975 and 1990. Families of the victims have been struggling to find out the fate of their relatives since the 1970s, in the absence of any concrete action by the Lebanese authorities.
Lebanon has signed, but not yet ratified, the International Convention for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance. Article 18 of the convention requires the release of basic information about persons who disappeared to their relatives and others with a legitimate interest in this knowledge.
Contact:
For the International Center of Transitional Justice,
Lynn Maalouf in Beirut (Arabic, English, French) lmaalouf@ictj.org + 961 3 447 039 (mobile)
Robert Ruby in New York (English) rruby@ictj.org +917.637.3845 + 410.807.2728 (mobile)
For Human Rights Watch,
Nadim Houry in Beirut (Arabic, English, French), +961-3-639244 (mobile)
For the International Federation for Human Rights (FIDH),
Gael Grilhot, +33-1 43 55 90 19
For Amnesty International
Amnesty International's press office in London, UK, on +44 20 7413 5566 or email: press@amnesty.org
For the Euro-Mediterranean's Federation Against Forced Disappearances
Wadih Al-Asmar in Beirut (Arabic, English, French), + 961 70 950 780 (mobile)
للنشر الفوري
لبنان: حُكم قضائي يُساعد أهالي المفقودين
على الحكومة أن تكشف عن النتائج الكاملة للتحقيق في مصيرمفقودي الحرب
(بيروت، 4 نوفمبر/تشرين الثاني 2009) – قالت خمس منظمات حقوق إنسان دولية اليوم إن حُكماً صدر من السلطات القضائية اللبنانية يُعد بمثابة خطوة أولى مُشجّعة على الطريق الصحيح نحو الإقرار بحق أهالي ضحايا الاختفاءات القسرية أثناء عهد الحرب من 1975 إلى 1990 في معرفة ما حدث للمفقودين.
وكان قاضي الأمور المستعجلة في بيروت قد أصدر في 23 أكتوبر/تشرين الأول 2009 حُكماً يُطالب الأمانة العامة لمجلس الوزراء بإمداد المحكمة بالتقرير الكامل غير المنشور والنتائج الخاصة بالتحقيقات التي أجرتها لجنة التحقيق الرسمية للاستقصاء عن مصير جميع المخطوفين والمفقودين في عام 2000. وقال محامٍ يمثل أسر المختفين إن الأسر سيتسنى لها الاطلاع على التقرير لدى تسليمه إلى المحكمة.
وطالبت المنظمات الأمانة العامة لمجلس الوزراء بالالتزام بالحُكم وأن توفر نسخاً من التقرير وسجلات اللجنة إلى المحكمة، ثم نشر الاثنين. وحتى الآن لم تُصدِر الحكومة عن عمل اللجنة سوى ملخص في ثلاث صفحات.
وقالت منظمات المركز الدولي للعدالة الانتقالية وهيومن رايتس ووتش ومنظمة العفو الدولية والفدرالية الدولية لحقوق الإنسان والفدرالية الأورومتوسطية لمناهضة الاختفاء القسري في بيانها: "انتظر آلاف اللبنانيون لعقود من الزمن كي يعرفوا ما حدث لأحباءهم أثناء فترة الحرب في لبنان. وهذا القرار قد يسمح أخيراً لعائلات المختفين بالتعرف على مواقع المقابر الجماعية والتماس الحماية الرسمية للمقابر".
حكم المحكمة التمهيدي صدر ضمن دعوى رُفعت في 29 أبريل/نيسان 2009 من منظمتين لبنانيتين غير حكوميتين، هما لجنة أهالي المخطوفين والمفقودين في لبنان، ولجنة دعم المعتقلين والمنفيين اللبنانيين. وتهدف القضية إلى تحديد أماكن ثلاث مقابر جماعية وحمايتها، وكانت المقابر قد ذُكرت في الملخص الذي جاء في ثلاث صفحات الصادر بشأن نتائج عمل اللجنة، وتم نشره في يوليو/تموز 2000. حُكم 23 أكتوبر/تشرين الأول التمهيدي متعلق بأحد هذه المواقع، في مقبرة سانت ديميتريوس في بيروت، المعروفة أيضاً باسم مار متر.
وقالت المنظمات الحقوقية: "على الأمانة العامة لمجلس الوزراء الالتزام بحكم المحكمة وأن تُظهر للأهالي المعنيين أن الدولة اللبنانية مستعدة لمعاونتهم على وضع حد لبحثهم الذي طال أجله التماساً لمعلومات عن أقاربهم المفقودين".
وقد شكلت الحكومة اللجنة لمدة ستة أشهر في يناير/كانون الثاني 2000، للتحقيق في مصير المختفين أثناء حرب 1975 إلى 1990 في لبنان. وتلقت اللجنة 2046 طلباً من أهالي الضحايا. و" خلاصة التقرير" الصادر عن اللجنة ورد فيه أنه "ألقيت الجثث في أماكن مختلفة من بيروت وجبل لبنان والشمال والبقاع والجنوب، وتم دفن البعض منها في مقابر جماعية". وذكر التقرير تحديداً ثلاثة مواقع للدفن (مدافن مار متر في الأشرفية، ومدافن الشهداء في حرج بيروت ومدافن الإنكليز في التحويطة)، وأفادت بأنه تم إلقاء بعض الجثث في البحر.
وانتهت اللجنة إلى أن المفقودين لأكثر من أربعة أعوام هم في عداد الموتى، ووجهت الأهالي إلى مطالبة السلطات القضائية بتسجيل وفاة أقاربهم. ولم يتم اتخاذ إجراءات تُذكر لحماية مواقع المقابر الجماعية. ومن المُعتقد أن 17 ألف شخص قد اختفوا في لبنان في الفترة من 1975 إلى 1990. ويكافح أهالي الضحايا منذ السبعينيات لمعرفة مصير أقاربهم، في غياب أي تحرك ملموس من السلطات اللبنانية في هذا الصدد.
وقد وقع لبنان على الاتفاقية الدولية لحماية جميع الأشخاص من الاختفاء القسري، لكن لم يصدق عليها بعد. والمادة 18 من الاتفاقية تطالب الدول الأطراف بالكشف عن المعلومات الأساسية بشأن الأشخاص المختفين، لصالح أقاربهم، وآخرين من ذوي الاهتمامات المشروعة بهذه المعلومات.
للاتصال:
من المركز الدولي للعدالة الانتقالية:
لين معلوف في بيروت (العربية والإنجليزية والفرنسية): lmaalouf@ictj.org أو + 961 3 447 039 (خلوي)
روبرت روبي في نيويورك (الإنجليزية والفرنسية): rruby@ictj.org أو +917.637.3845 أو
+ 410.807.2728 (خلوي)
من هيومن رايتس ووتش:
نديم حوري في بيروت (العربية والإنجليزية والفرنسية): +961-3-639244 (خلوي)
من منظمة العفو الدولية:
الوحدة الإعلامية في الأمانة الدولية (العربية والإنجليزية): 5566 أو press@amnesty.org
من الفدرالية الدولية لحقوق الانسان:
+33-1 43 55 90 19غايل غريلو
من الفدرالية الأورومتوسطية لمناهضة الاختفاءات القسرية:
وديع الأسمر في بيروت (العربية والإنجليزية والفرنسية): 780 (خلوي)
ALGERIE : les familles de disparus continuent de faire honte au Président Bouteflika
55ème anniversaire du déclenchement de la révolution
« Vous me faites honte dans le monde, comme des pleureuses, avec vos photos » Abdelaziz Bouteflika[1]
Le 1er novembre de chaque année, une grande réception est donnée au Palais du peuple où sont invitées toutes les délégations étrangères et les « éminentes » personnalités du pouvoir. Les familles de disparus en Algérie ont, elles aussi, depuis quelques années, tenu à commémorer cet évènement. Pour les parents de disparus en Algérie, en majorité moudjahidin et moudjahidet, cette date est l’occasion de mettre en parallèle les espoirs de dignité et de justice pour lesquels ils ont combattu avec le déni et le mépris que leur infligent les autorités algériennes depuis la disparition des leurs.
Le rassemblement devait se tenir, comme à l’accoutumé, devant la CNCPPDH, place Addis Abeba, à une cinquantaine de mètres du Palais du peuple. Mais ce dimanche 1er novembre, la route menant à la placette était inaccessible. Policiers en tenue, policiers en civil, fourgonnettes et véhicules, bloquaient le passage. Les familles ont été contenues sur la route plus bas ; impossible de se rendre au lieu de rassemblement. Un parent de disparu, arrivé parmi les premiers manifestants, a été embarqué dans un fourgon de police, comme acte d’intimidation. Il a été relâché peu après.
La seule explication donnée par les policiers était qu’en ce jour de fête nationale, le rassemblement était interdit mais que les familles pouvaient revenir le lendemain si elles le souhaitaient. La vice-présidente de SOS Disparus, sans se démonter, a répliqué qu’en tant que moudjahida, elle aussi tenait à fêter le 1ernovembre, à sa façon, en demandant la Vérité et la Justice pour tous les disparus.
Après un long bras de fer avec les policiers qui tentaient de les disperser, une trentaine de familles résistantes est restée sur le trottoir, en contrebas de la CNCPPDH, et a réussi à sortir les banderoles et brandir les photos de leurs proches. Au final, de l’endroit où elles étaient contenues, les familles ont été plus visibles pour les délégations qui se rendaient au Palais du peuple que si elles avaient pu atteindre le lieu de rassemblement habituel.
Le CFDA et SOS Disparus déplorent cette nouvelle tentative d’étouffer l’action des familles de disparus qui se heurtent depuis plus de dix ans au mépris total d’un gouvernement qui promeut l’impunité sans le moindre égard pour les droits des victimes de disparition et leurs familles.
Alger, le 02 novembre 2009,
Nassera Dutour,
Porte-parole du CFDA
Fatima Yous,
Présidente de SOS Disparus
BOSNIE : Le procès de Karadzic vu de Srebrenica
Source :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/119/article_86176.asp
Le procès de Karadzic vu de Srebrenica
Le procès de Radovan Karadzic a repris le 2 novembre à
Srebrenica - « Je voulais suivre le procès de Karadzic à la télévision, mais à quoi bon regarder une chaise vide ? » Farida Efendic tient la petite boutique de « Souvenirs », qui fait face au Mémorial de Potocari, où sont enterrées les victimes de Srebrenica, après avoir été identifiées. Dans son échoppe, on peut trouver quelques livres sur le massacre de juillet 1995, des ouvrages de littérature islamique, des fleurs en plastique, et des tee-shirts qui portent la mention « don’t forget Srebrenica ».
Farida a perdu son fils et son mari. Les restes de ce dernier ont été retrouvés, identifiés et enterrés en 2003. « De mon fils, on n’a retrouvé que quelques os qui sont toujours en cours d’analyse à Tuzla », explique Farida, qui pétille de vie, oscillant sans cesse dans la conversation entre le rire et les larmes. « Je suis une femme dynamique. Avant la guerre, j’étais commerçante, et cela me motive beaucoup d’avoir à nouveau ouvert un commerce. Mais parfois, je craque, et je vais près de la tombe de mon mari, je lui parle, cela me calme ».
Après son évacuation de Srebrenica, en 1995, Farida a vécu à Zagreb, puis en Allemagne et à Sarajevo, où sa fille, professeur d’arabe, vit toujours. Farida s’est réinstallée en 2002 dans sa maison du village de Potocari, à mi-chemin entre le mémorial et la ville de Srebrenica. « J’ai la chance d’avoir encore un enfant, alors que les femmes qui n’avaient que des garçons n’ont plus personne, mais je préfère vivre ici qu’avec elle à Sarajevo ».
« À quoi bon ? »
Magbula Divovic est une autre de ces mères revenues vivre à Srebrenica. Elle regarde avec tout autant de scepticisme le procès de Karadzic. « À quoi bon le juger ? Trop de temps a passé. S’ils avaient voulu, les internationaux auraient pu l’arrêter dès 1995. Le juger alors aurait eu un sens, mais on joue avec notre souffrance, on fait semblant de s’intéresser à Srebrenica, mais les femmes qui reviennent y vivre ne reçoivent aucune aide, et le procès qui a commencé à
Farida et Magbula répètent qu’elles n’ont « pas de haine ». Le retour de Biljana Plavsic, l’ancien bras droit de Karadzic, après seulement quelques années de détention ? « Biljana Plavsic est maintenant une vieille femme. Elle n’est pas dangereuse. Celui qui est dangereux, c’est Milorad Dodik, le Premier ministre de
Beaucoup de femmes, veuves et mères des victimes, sont revenues vivre dans les villages qui entourent Srebrenica. Elles partagent désormais leur vie avec des voisins serbes, eux-mêmes le plus souvent venus de régions de Bosnie passées sous contrôle bosniaque ou croate. Ces femmes touchent des pensions pour leurs proches assassinés, mais il ne s’agit, au mieux, que de l’équivalent de quelques centaines d’euros. Pas assez pour vivre.
MAROC : Rendez nous Houcine El Manouzi
COMMUNIQUE DE HADJ ALI EL MANOUZI
Rendez nous « Houcine EL MANOUZI »
Père de Houcine El Manouzi disparu depuis octobre 1972, "hôte" du tristement célébre centre PF3 a Rabat ;
Oncle de Moujahid Kacem, disparu et mort sous la torture au Derb Moulay Chérif ;
Frère du Commandant Brahim El Manouzi, victime le 13 juillet 1971 d’une exécution sommaire,son corps n’a jamais été remis a la famille
Oncle du Docteur Omar El Manouzi, victime à ce jour de la politique du tout répressif ;
Témoin de la mort de disparus durant leur détention
Agé actuellement de 96 ans ,la mère de Houcine est âgée de 87 ans ,que peut on attendre de plus
Je lance un appel solennel aux autorités du pays pour mettre fin a notre calvaire
Malgré toutes les démarches faites et 37 ans après, l’état marocaine refuse toujours de libérer Houcine EL MANOUZI, militant syndicaliste et membre du parti de l’union des forces populaires, enlevé de tunis le 29 octobre 1972 (7 ans, jour pour jour, après l’enlèvement de mon camarade Mehdi Benbarka)
Un déni de droit et une violation flagrante des lois du pays et des conventions internationales sur le droit à la vie et le respect de la dignité humaine.
Un revers pour tous les discours officiels et officieux sur la volonté de l’état de tourner la page des graves violations des droits humains.
Pourtant, le gouvernement a reconnu le 15 octobre 1998 la détention de Houcine EL MANOUZI et il a fourni à la famille le 21 Aôut 2001 un « bulletin de décès », qui s’est avéré être un faux certificat médico-légal.
Cette reconnaissance du bout des lèvres n’apportait aucun élément de réponse à la question des parents et amis de Houcine : « OU EST – IL ? ».
Pour cela, il suffit de le vouloir. Les personnes impliquées dans son enlèvement de Tunis le 29 Octobre 1972, et dans sa nouvelle arrestation le 19 Juillet 1975 à Ain Aouda sont encore vivants et peuvent répondre de leurs actes. Ça peut être le point de départ pour une enquête indépendante et impartiale. C’était le sens de notre message au ministre de la justice lors des l’audiences qu’il a accordée à la famille
Mais, permettra-t-il pour autant de clore le dossier de la disparition forcée au Maroc par :
* La clarification du sort de tous les disparus, en procèdent à la libération des disparus encore en vie ou à la remise des dépouilles aux familles.
* la détermination des conditions de détention et de décès, l’identification des auteurs des actes dégradants et inhumains de disparition forcée, la délimitation des responsabilités individuelles et collectives et la réactivation de l’application de la loi contre les crimes d’enlèvement et de séquestration.
* Tracer la voie d’un Maroc où les pratiques de la disparition forcée sont bannies, notamment par la mise en place de mécanismes préventifs et l’élaboration d’une politique éducative fondée sur la sacralité du droit à la vie.
La vérité, la justice et la réconciliation constituent nos priorités, et on ne peut indéfiniment leur opposer un choix d’impunité dans le temps et dans l’espace.
Le règlement du dossier de la disparition continue à être une plaie non cicatrisée au Maroc. La lutte pour son abolition concerne tous les hommes libres sans exception et
Tous doivent y souscrire. Pour y mettre un terme, nous devons user du droit d’irrévérence vis à vis de ceux qui se terrent et qui prônent la politique de l’oubli.
Le droit à la vie doit nous conduire à élever la voix lorsque les déclarations et les discours qu’on nous envoie sont frappés de myopie. A l’aube du 3ème millénaire est-il nécessaire de rappeler que l’épanouissement de tout un chacun est une conditionnalité que de tout un chacun doit soutenir.
Casablanca, le 29 Octobre 2009
Email : famille_elmanouzi@hotmail.com
7 38 Rue Boucraa – Casablanca
L’OPINION PUBLIQUE INTERPELLEE DEPUIS 37 ANS
¨Lettres de la famille ELMANOUZI au bureau politique de l’Union Socialiste des Forces populaires au Maroc.
¨Lettre de la famille au Président de
¨Lettres de la famille à Amnesty International.
¨Missions de
¨Lettres de la famille aux ministres de la justice marocaine.
¨Mission de
¨Dépôt de plainte par la famille à Tunis contre X pour enlèvement et séquestration.
¨Conférence de presse à Paris et constitution du Comité de Soutien à Houcine EL MANOUZI.
¨Campagne internationale pour Houcine - envoi de cartes postales avec photo de Houcine au Palais Royal et au Président de TUNISIE demandant que la lumière soit faite sur le cas de Houcine.
¨Pétition rassemblant des milliers de signatures internationales a été adressée aux autorités marocaines.
¨Meeting et conférences de presse en Belgique et au Pays Bas. France ,Espagne Des milliers de participants avec la présence régulière de parlementaires et sénateurs.
¨Une motion signée par plus de 80 % des parlementaires hollandais demande à leur gouvernement d’intervenir pour sauver la vie de Houcine.
¨Amnesty International intervient a ce jour et plusieurs fois et mène des campagnes d’envoi de lettres pour sauver la vie de Houcine .
¨Lettres ouvertes au niveau international aux personnalités du monde politique pour intervenir pour Houcine.
¨Lettre au gouvernement français.
¨Mme Mitterand, épouse du Président de
¨Après une enquête au Maroc et en Tunisie, diffusion d’une émission spéciale par la télévision française dans laquelle elle soulève enlèvement de Houcine et sa disparition.
¨A plusieurs reprises le parlement européen intervient auprès des autorités marocaines.
¨La commission de travail sur les disparitions forcées de l’ONU intervient à maintes reprises.
¨
¨Lettres au nouveau Président de Tunisie BENALI.
¨Campagnes de presse internationale.
¨Les partis politiques marocains de gauche demandent que la lumière soit faite sur le sort des disparus.
¨Pour la première fois, une question orale sur le cas de Houcine est posée au Parlement marocain.
¨Emission de télévision hollandaise sur le cas de Houcine
Le cas de Houcine est soumis a l’IER ,sans pour autant que son sort soit éclairci
Participation a toutes las caravanes de vérité et seet in organisés par les ONG des droits de l’Homme au Maroc
¨Plusieurs lettres ouvertes de la famille aux autorités marocaines et à la société civile.
Rencontre proches de disparus / Meeting relatives of the disappeared
English version below
7è Rencontre du « Réseau mondial de solidarité des mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues »
dans le cadre du 9è Festival Voix de Femmes
Dimanche 22 novembre, de 11 à 13h
aux « Arbres de la Mémoire », près du monument à Walthère Dewé, rue Fonds des Tawes, face au n°253, 4000 Liège.
Lundi 23 novembre, de 10h à 18h
Manège, Caserne Fonck, 2 rue Ransonnet, 4020 Liège.
Lors du 5è Festival Voix de Femmes en avril 2000 a été créé le « Réseau mondial de solidarité des mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues ». Il rassemble des femmes libanaise, marocaine, algérienne, palestinienne, argentines, chiliennes, mexicaine, sahraouie, kurde, turque, serbe, rwandaises, sénégalaises, tchétchène, iraniennes et belges. Il est devenu le lieu de questionnement du Festival, celui de la recherche essentielle d’une vie juste et digne, notamment au travers de la création artistique en lien avec l’action et la réflexion politiques.
Neuf années de travail et six rencontres ont donné lieu à des actions de solidarité avec les membres du réseau, à des créations théâtrales et picturales sur la disparition forcée, et à l’inauguration à Liège, lors du 8è festival en décembre 2007, d’un lieu planté d’arbres en hommage aux victimes de la disparition forcée, « Les arbres de la mémoire ».
La 7è rencontre du Réseau se tiendra lors du 9è festival Voix de Femmes (18-28 novembre) avec la participation de certaines de ses membres : Jamileh Aslih, mère d’Asel, jeune pacifiste palestinien assassiné le 2 octobre 2000 ; Nassera Dutour, Comité des familles de disparu-e-s en Algérie (CFDA) ; Wadad Halwani, Comité des familles de personnes enlevées et disparues, Liban ; Mariana Perez, fille de victimes de la disparitio
Publié le : 14.01.2010 | 16h51